L'ancien ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, visé par une enquête préliminaire pour "détournement de biens publics"

L'enquête devra déterminer si l'ancien ministre de l'Intérieur a eu recours à des fonctionnaires du Service de la protection pour des déplacements privés. Brice Hortefeux dénonce un "non-sujet", "ridicule".

Brice Hortefeux le 9 mai 2017.
Brice Hortefeux le 9 mai 2017. (MAXPPP)
avatar
franceinfoRadio France

Mis à jour le
publié le

Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire pour "détournement de biens publics par une personne dépositaire de l'autorité publique" à l'encontre de l'ancien ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, a appris franceinfo mardi 19 décembre de source judiciaire, confirmant une information de TF1 et LCI.

Des trajets privés assurés par le service de la protection

En novembre, l'association anticorruption Anticor avait saisi le procureur de la République de Paris sur l'utilisation par l'ancien ministre de l'Intérieur du Service de la protection (SDLP) des personnalités, après des informations parues dans Le Point. Selon l'hebdomadaire, un des fonctionnaires du SDLP a expliqué transporter régulièrement des membres de la famille de Brice Hortefeux. L'ancien ministre de l'Intérieur (2009 à 2011) bénéficie d'une protection de la part du SDLP.

L'enquête a été confiée à la Brigade de répression de la délinquance économique (BRDE) de la police judiciaire de Paris.

Brice Hortefeux dénonce un "non-sujet, ridicule"

"C'est un non-sujet, ridicule, qui puise son origine dans un écho paru il y a un peu plus d'un mois, un écho inexact, dans un hebdomadaire", a réagi Brice Hortefeux sur LCI mercredi. "Dans un souci de vérité, j'avais pris l'initiative d'adresser dès le 4 décembre un courrier au procureur de la République lui apportant toutes les précisions nécessaires pour démontrer le côté injuste et infondé de ces allégations", a-t-il poursuivi. "Maintenant il y a une procédure, c'est une procédure mécanique, et qu'elle poursuive son cours, et çà sera très bien", a-t-il ajouté, assurant qu'"il n'y a naturellement aucun reproche de malversation financière".