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Les grands partis ont été financés en 2009 à près de 40% grâce aux subventions publiques

Cela représente plus de 71 millions d'euros. Un chiffre en légère baisse par rapport à 2008, selon le rapport annuel de la Commission nationale des comptes de campagnes et de financements politiques (CNCCFP).
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L'UMP est en revanche en pointe au titre des "dons de personnes physiques": 7,2 M EUR (AFP PHOTO JOEL SAGET)

Cela représente plus de 71 millions d'euros. Un chiffre en légère baisse par rapport à 2008, selon le rapport annuel de la Commission nationale des comptes de campagnes et de financements politiques (CNCCFP).

D'après ce rapport de 522 pages, publié chaque fin d'année au Journal officiel (JO), les 227 formations ayant déposé mi-2010 des comptes certifiés exploitables ont dépensé 181,4 millions d'euros en 2009 contre 177,7 M EUR l'année précédente. A contrario, ils ont engrangé près de 200 M EUR (198,6) en 2009, soit une augmentation de quelque 10 M EUR (188,9 en 2008). Au final, le solde global excédentaire est de 17,2 M EUR (+ 6 M).

Pour l'exercice 2009, les 14 principales formations "concentrent plus de 90% des recettes de l'ensemble des partis politiques ayant déposé des comptes certifiés", note le rapport de la CNCCFP, qui a certifié conforme les comptes de 215 mouvements, parmi lesquels l'ensemble des grands partis.

Le PS a les plus fortes recettes
Elle a toutefois apporté une réserve à cinq d'entre eux, dont le PS. "Il s'agit d'un point technique, sur 231.00 euros", a indiqué à l'AFP le trésorier du parti, Régis Juanico. Elle concerne la fédération du Morbihan et "nous sommes en train de résoudre" la question, a-t-il poursuivi.

A la lecture du rapport, le PS est le parti aux plus fortes recettes, avec 57,1 M EUR, devant l'UMP (54) et le PCF (31,5). Les Verts (6,6) et le MoDem (5,6) sont loin derrière.

L'étude comparée des recettes fait donc apparaître le poids du financement public avec 39,4% du total, contre 41,9% en 2008. L'UMP a pu compter sur plus de 33 M EUR (23,2 M EUR pour le PS, puis 3,7 M EUR pour le MoDem et le PCF).

L'UMP en pointe sur les "dons de personnes physiques"
Vient ensuite la part "contribution des élus", source majeure de financement pour le PS et le PCF avec respectivement 15,3 et 16,3 M EUR. L'UMP engrange seulement 1,7 M EUR par ce biais.

Le parti présidentiel est en revanche en pointe au titre des "dons de personnes physiques": 7,2 M EUR quand le PC reçoit 4,5 M et le PS seulement 446.773 euros.

Au titre des dépenses, le PS présente les charges les plus élevées, avec près de 55 M EUR contre 43,8 M pour l'UMP.

Importantes dépenses de l'UMP pour la "propagande" et la "communication"
Dans le détail, le parti présidentiel s'est montré, en 2009, davantage dispendieux en terme de "propagande et communication" avec un total de 8,85 M EUR, dont 5,4 M au titre de "presse, publication, télévision, espaces publicitaires". Pour le PS ces chiffres s'élèvent à 3,4 M EUR et 1,7 M.

Dans son bilan, la CNCCFP formule enfin un certain nombre de remarques. Elle souligne notamment avoir réitéré des recommandations visant à "affiner l'information issue des comptes et en particulier l'activité politique des partis à travers le financement des campagnes électorales".

"Ces renseignements ne suffisent pas en eux-mêmes à avoir une connaissance exacte du montant qu'apportent les partis aux campagnes électorales dans la mesure où le montant des concours en nature n'a pas à figurer dans la comptabilité des partis", regrette-t-elle.

La CNCCFP est une autorité administrative indépendante présidée par un magistrat honoraire à la Cour des comptes, François Logerot.

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