Cet article date de plus de huit ans.

Les députés UMP battent le rappel de l'unité

Mardi 24 avril, les députés UMP ont tenu une réunion de groupe à l'Assemblée nationale. Ils affichent leur unité et ne veulent pas évoquer encore les législatives.
Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min.
Jean-François Copé au QG de campagne de Nicolas Sarkozy (KENZO TRIBOUILLARD / AFP)

Mardi 24 avril, les députés UMP ont tenu une réunion de groupe à l'Assemblée nationale. Ils affichent leur unité et ne veulent pas évoquer encore les législatives.

Pour leur dernière réunion de groupe avant le 6 mai, les députés UMP étaient bien nombreux à l'Assemblée nationale mardi avec un seul mot d'ordre: être "concentré" sur le second tour de la présidentielle, affirmer que le parti est "uni" et surtout... ne pas parler des législatives.

Indulgence envers Juppé

Ils étaient donc unanimes à serrer les rangs.

Interrogé sur la cohésion de la majorité en cas de défaite après les propos d'Alain Juppé qui s'est dit prêt à tout faire pour éviter une explosion de l'UMP en ce cas, Eric Ciotti a expliqué que le ministre des Affaires Etrangères avait répondu "avec sa liberté de parole".

"Ce qui importe, c'est que nous soyons tous concentrés et uniquement concentrés sur le second tour", a-t-il martelé. C'est d'ailleurs ce qu'a dit le chef de l'Etat un peu plus tôt à Alain Juppé: "il ferait mieux de se concentrer sur le 2e tour".

"L'UMP est complètement unie, c'est un bien qui est à nous, on ne va pas revenir avant aux bisbilles entre RPR et l'UDF. Croyez-moi, l'UMP va très bien. Elle traversera toutes les périodes", a affirmé de son côté Chantal Brunel, qualifiant de "faux débat" la question de l'avenir de son parti.

Sévérité pour Jouanno

"Il faut faire en sorte que les Français ne se trompent pas le 6, c'est le seul sujet qui nous a interessés", a renchéri le ministre chargé des Relations avec le Parlement, Patrick Ollier.

Tous ont également condamné les propos de Chantal Jouanno qui a affirmé la veille qu'elle voterait PS en cas de duel PS/FN aux législatives.

"Les propos de Mme Jouanno sont inadmissibles. Quand on doit tout au président on se tait!", a cinglé Mme Brunel. Ces propos ont "choqué", surtout de la part de quelqu'un qui "n'a jamais été élu au suffrage universel et qui n'a pas vocation à l'être", a commenté le président de groupe, Christian Jacob.

Jacques Myard n'était pas en reste: "Mais on s'en contrefout de cette nana qui est en mal d'existence! Qu'est-ce que vous voulez que cela nous fasse que Chantal Jouanno déconne!".

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.