Cet article date de plus de huit ans.

Le Sénat rejette la réforme des retraites à l'unanimité

Sénateurs de droite et de gauche ont voté mardi contre le projet de réforme des retraites, pour des raisons diamétralement opposées. La majorité a en fait refusé de voter un texte complètement modifié par l'opposition et le Front de gauche par rapport à la version adoptée à l'Assemblée. "Le groupe PS n'avait aucune raison de voter ce texte", a expliqué sur France Info Alain Vidalies le ministre délégué aux Relations avec le Parlement. 
Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
 (Maxppp)

Le Sénat a rejeté mardi à l'unanimité le projet de loi de réforme des retraites, élus de droite et de gauche ayant voté contre. En fait, les sénateurs de la majorité ont refusé de voter un texte complètement modifié par l'opposition et le Front de gauche par rapport à la version adoptée à l'Assemblée. "Le texte, tel qu'il a été modifié par la droite du Sénat, était devenu inacceptable" , a expliqué le président du groupe PS, François Rebsamen.

Sur France Info, Alain Vidalies, le ministre délégué aux Relations avec le Parlement ne dit pas autre chose : "Le texte avait été dénaturé article par article dans son ensemble. Le groupe PS n'avait aucune raison de le voter."

Faible avance au Sénat

Tout au long des débats, les sénateurs ont "détricoté" la réforme des retraites et ont, par exemple, rejeté l'allongement de la durée de cotisation, la mesure clé du projet de loi, mais aussi la création d'un compte pénibilité. Les sénateurs avaient notamment aussi adopté un amendement centriste créant un système de retraite par points, qui va à l'encontre de la volonté du gouvernement.     

La majorité de gauche ne dispose que d'une faible avance au Sénat et elle n'en a pas sur les retraites, le Front de gauche étant vivement hostile à cette réforme pour des raisons opposées à celles de la droite et du centre.

Une nouvelle lecture dans les deux chambres

Une commission mixte paritaire (CMP) Assemblée-Sénat est convoquée mercredi pour tenter de mettre au point un texte commun, un objectif qui n'a aucune chance d'être atteint. L'Assemblée procédera donc à partir du 19 ou 20 novembre à une nouvelle lecture de cette réforme que le Sénat devrait examiner à son tour vers le 25 pour probablement la rejeter à nouveau.

L'Assemblée nationale, qui a constitutionnellement le dernier mot, devrait procéder à la lecture définitive de la réforme fin novembre-début décembre.

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Politique

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.