Le PS perd sa majorité absolue à l'Assemblée nationale

Le député Jean-Pierre Maggi a décidé de rejoindre le groupe des radicaux de gauche.

L\'hémicycle de l\'Assemblée nationale, en septembre 2013.
L'hémicycle de l'Assemblée nationale, en septembre 2013. (ERIC FEFERBERG / AFP)

En 2012, le groupe PS à l'Assemblée nationale rassemblait 297 députés. Mais d'élections partielles perdues en défections, il n'en compte plus que 288, soit un de moins que la majorité absolue. Dernier départ en date : le député Jean-Pierre Maggi a décidé de quitter le groupe socialiste pour rejoindre celui des radicaux de gauche, a annoncé, lundi 26 janvier, le groupe RRDP (Radical, républicain, démocrate et progressiste).

Jean-Pierre Maggi avait accédé à l'Assemblée nationale en tant que suppléant du socialiste Olivier Ferrand, député de la 8e circonscription des Bouches-du-Rhône, mort brutalement moins d'un mois après le scrutin.

Le député Jean-Pierre Maggi, en juillet 2012, à Velaux (Bouches-du-Rhône).
Le député Jean-Pierre Maggi, en juillet 2012, à Velaux (Bouches-du-Rhône). ( MAXPPP)

Pas de conséquence directe sur l'adoption des textes

Le groupe PS risque de perdre un nouveau membre début février à l'occasion de la législative partielle organisée dans le Doubs pour pourvoir le siège de Pierre Moscovici, nouveau commissaire européen.

Cependant, la perte de la majorité absolue pour le groupe PS est surtout symbolique. Le groupe RRDP étant le deuxième groupe de la majorité, cette défection est a priori sans conséquence directe pour l'adoption des textes principaux. "Il sera (...) d'autant plus utile au gouvernement d'obtenir l'accord du groupe RRDP (...) pour l'adoption de tel ou tel texte de loi", fait cependant valoir ce dernier.