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Le président du Medef veut la suppression de l'ISF et de la taxe à 75%

Pierre Gattaz a réclamé mercredi la suppression de l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF) et de la taxe à 75% sur les plus hauts revenus, deux impôts "qui ne servent à rien" selon le président du Medef
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Radio France
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 (Benoit Tessier Reuters)

"Supprimons les impôts 'symboles' dogmatiques qui ne servent à rien d'autre qu'à décourager les investisseurs et les actionnaires" , a déclaré le président du Medef, Pierre Gattaz, dans son discours d'ouverture de l'université d'été de la principale organisation patronale française.

"Supprimons l'ISF, supprimons la taxe à 75% sur les hauts revenus qui font tant de dégâts en France, en Europe et à l'international, pour notre image et pour l'attractivité de notre pays." * Pierre Gattaz

Promesse de campagne de François Hollande, dont une première version avait été rejetée par le Conseil constitutionnel, la taxe à 75% doit s'appliquer à la seule partie des revenus dépassant un million d'euro par an. Elle est l'addition de prélèvements existants et d'une taxe exceptionnelle pour arriver à ce taux.

Concernant la réforme des retraites annoncée mardi soir par le gouvernement, et qu'il a déjà vivement critiquée, Pierre Gattaz a déclaré: "Tout le monde sait qu'on va devoir revenir sur cette réforme dans quelques mois""Car comment croire que seules les cotisations des entreprises et des salariés vont pouvoir combler les 200 milliards de déficit ?" , a-t-il demandé, citant un "déficit cumulé du système de retraites de 200 milliards en 2020".

Un président du Medef offensif

"Monsieur le président de la République, monsieur le Premier ministre, mesdames et messieurs les ministres, si vous ne prenez pas les bonnes décisions, la France s'enlisera dans le marasme, verra ses jeunes et ses talents continuer de quitter le pays, ses entrepreneurs et ses forces vives se désespérer" , a poursuivi, offensif, le président du Medef, affichant la crainte de voir la France "reléguée en deuxième voire en troisième division."

Il a réclamé un allègement de 100 milliards au total des charges pesant sur les entreprises, réparti à parts égales entre baisse des impôts et diminution
des cotisations sociales.

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