Le plan Fillon offre "une vision à plus long terme", estime l'économiste Nicolas Bouzou

Interrogé par Présidentielle 2012 - francetv/2012 -, l'économiste Nicolas Bouzou, directeur de la société d’analyse Asterès, estime que le plan Fillon, annoncé lundi, marque "clairement une inflexion par rapport à ce qui s’était fait précédemment".

François Fillon au 20h de France 2 (17 octobre 2011)
François Fillon au 20h de France 2 (17 octobre 2011) (France 2)

Interrogé par Présidentielle 2012 - francetv/2012 -, l'économiste Nicolas Bouzou, directeur de la société d'analyse Asterès, estime que le plan Fillon, annoncé lundi, marque "clairement une inflexion par rapport à ce qui s'était fait précédemment".

Quelle appréciation portez-vous sur les mesures annoncées par François Fillon pour adapter les budgets 2011 et 2012 à la croissance ?

Il y a clairement une inflexion par rapport à ce qui s'était fait précédemment. Alors que les annonces du mois d'août se concentraient sur les hausses d'impôt, il y a cette fois une vraie volonté de stabiliser les dépenses publiques, en particulier les dépenses sociales et les dépenses de l'Etat. C'est en outre un plan qui engage la France sur plusieurs années.

S'agit-il de réduire les déficits immédiats ou de rassurer lesd marchés et les agences de notation à moyen terme ?

Les deux, mais la nouveauté c'est que l'on a une vision à plus long terme, notamment grâce à l'accélération de la réforme des retraites. Manque néanmoins un volet sur la croissance car, si la rigueur est nécessaire au désendettement, elle ne suffit pas. Il faut aussi de l'activité.

A l'aube de la campagne présidentielle, est-ce l'ultime carte économique et financière jouée par les pouvoirs publics ?

Il me semble en effet que ce plan devrait permettre à la France de tenir quelques mois. Néanmoins, il faudra s'attaquer à bien d'autres sujets rapidement, comme la réforme de l'assurance maladie, ou la réforme de l'Etat via par exemple un nouvel acte de décentralisation.