Le Pen : enquête ouverte pour contestation de crime contre l'humanité

Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire pour contestation de crime contre l'humanité après les propos de Jean-Marie Le Pen, qui a de nouveau qualifié jeudi les chambres à gaz de "détail" de la Seconde Guerre mondiale.

(L'enquête a été confiée à la Brigade de répression de la délinquance contre la personne de la police judiciaire parisienne © Maxppp)

 Jean-Marie Le Pen récidive, en qualifiant à nouveau jeudi en fin de journée les chambres à gaz de "détail" de la Seconde Guerre mondiale. Des propos tenus une première fois en 1987 et volontiers répétés depuis, et qui lui ont valu plusieurs condamnations. Réaction immédiate du parquet de Paris, qui a ouvert une enquête préliminaire pour contestation de crime contre l'humanité.

Jean-Marie Le Pen ne regrette pas ses propos

L'enquête a été confiée à la Brigade de répression de la délinquance contre la personne de la police judiciaire parisienne. Interrogé par BFMTV-RMC sur la question de savoir s'il regrettait ces propos formulés par le passé, M. Le Pen a répondu : "A aucun moment. Ce que j'ai dit correspondait à ma pensée : que les chambres à gaz étaient un point de détail de la guerre, à moins d'admettre que ce soit la guerre qui soit un détail des chambres à gaz."

…et les maintient

A la question de savoir s'il maintenait ses dires, le président d’honneur du Front national a répliqué : "Je les maintiens parce que je crois que c'est la vérité, et que ça ne devrait choquer personne, qu'on a instrumentalisé cette affaire contre moi en y introduisant un soupçon d'antisémitisme alors que je mets au défi quiconque de citer une phrase antisémite dans ma vie politique."

"Profond désaccord" de Marine Le Pen

Ces propos ont déclenché un tollé des associations antiracistes et les condamnations de plusieurs ministres. La présidente du FN, Marine Le Pen, s'est désolidarisée des propos de son père, affirmant être "en profond désaccord sur le fond et sur la forme".