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Le gouvernement renonce à son nouvel impôt sur les entreprises

Il n'y aura pas de taxe de l'excédent brut d'exploitation dans le projet de loi de finances 2014. Pierre Moscovici a annoncé ce dimanche que le gouvernement faisait machine arrière après concertation avec le patronat, farouchement opposé à ce projet d'impôt. Pour remplacer la mesure, le ministre de l'Economie annonce "une surtaxe temporaire sur l'impôt des sociétés".
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Radio France
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  (Maxppp)

La contribution de 1% sur l'excédent brut d'exploitation des
entreprises est donc enterrée. Cette mesure, assez technique, consistait à
taxer d'avantage la marge que le résultat pour récolter quelque 2,5 milliards
d'euros.

"La politique, c'est aussi de la psychologie "

Las, Pierre Moscovici a donc rayé d'un trait ce nouvel impôt dimanche
soir lors du Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI : "Il n'y aura pas dans le
projet de loi de finances 2014 cette taxe sur l'excédent brut d'exploitation
".
Jusqu'à présent, le gouvernement avait pourtant résisté aux virulentes
critiques du patronat sur ce nouveau dispositif, qualifié de "taxe anti-made
in France
" et contre l'investissement.

Bercy a donc finalement entendu les arguments de l'Afep, le
lobby des grandes entreprises, le Medef et la CGPME. "La politique c'est
aussi de la psychologie
", a lancé le ministre de l'Economie. Pour autant,
Pierre Moscovici s'est défendu d'avoir cédé "sous la pression ". Mais
comment rattraper les 2,5 milliards d'euros de recettes prévues par ce nouvel
impôt ? Le ministre compte proposer une surtaxe temporaire sur l'impôt sur les
sociétés.

"Tout n'est pas rose ", pour le patron du Medef

"Je prend acte de ce renoncement. On a été entendu, c'est positif pour l'investissement et pour l'emploi ", réagit Pierre Gattaz. Mais pour le président du Medef, "tout n'est pas rose " puisque "les entreprises devront tout de même payer les 2,5 milliards de prélèvements obligatoires ".

"On voit que quand le patronat réagit vivement, le
gouvernement recule. Mais quand ce sont les salariés ou le peuple de gauche qui
réagit, le gouvernement ne bouge pas
", se désole Marie-Noël Lienemann. La
députée socialiste de Paris et cofondatrice du mouvement "Maintenant la
gauche" dénonce surtout "l'absence de vision stratégique " de
l'exécutif sur la politique fiscale.

De son côté, Pierre Moscovici assure qu'il allait réflechir dans les prochaines "à l'ensemble de la structure d'imposition des entreprises " et "au coût du travail dans ce pays".

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