Le député a annoncé vendredi qu'il quittait l'UMP se trouvant en "porte-à-faux" avec son parti et le gouvernement

Elu de la septième circonscription de l'Ille-et-Vilaine depuis 1986, René Couanau avait quitté l'UDF pour rejoindre l'UMP dès sa fondation en 2002.Mais le récent sur la laïcité a incité le député à claquer la porte à la fois de l'UMP et du groupe UMP de l'Assemblée nationale pour rejoindre les non-inscrits.

René Couanau (c) et la ministre de l\'outre-mer Mme Planchard donnent le coup d\'envoi de la \"Route du Rhum, le 31/10/10
René Couanau (c) et la ministre de l'outre-mer Mme Planchard donnent le coup d'envoi de la "Route du Rhum, le 31/10/10 (AFP - Kenzo Tribouillard)

Elu de la septième circonscription de l'Ille-et-Vilaine depuis 1986, René Couanau avait quitté l'UDF pour rejoindre l'UMP dès sa fondation en 2002.

Mais le récent sur la laïcité a incité le député à claquer la porte à la fois de l'UMP et du groupe UMP de l'Assemblée nationale pour rejoindre les non-inscrits.

"A un moment il faut être clair. Je ne peux pas continuer à faire semblant d'approuver des choses que je n'approuve pas", a-t-il poursuivi en faisant référence au débat sur la laïcité ou bien encore au projet de loi visant à inscrire dans la Constitution la "règle d'or" de maîtrise des déficits publics.

"Je ne suis personne et je n'intègre aucune écurie", a-t-il déclaré vendredi à Reuters. "Je retrouve ma liberté d'action", a-t-il ajouté en précisant qu'il allait ainsi rejoindre la
dizaine de députés non-inscrits.

Ce n'est pas la première fois que M. Couanau fait entendre sa voix. Il avait été l'un des premiers députés de la majorité a avoir vivement critiqué le bouclier fiscal et avait déposé, en 2009, un amendement pour le supprimer dans le cadre de l'examen du projet de loi de finances 2010.

A l'époque, cela lui avait attiré les foudres de l'Elysée et de la direction du parti majoritaire.

Un rappel à l'ordre qui s'avère aujourd'hui inefficace, voire contre-productif.