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Le chef de l'Etat a mis en garde lundi matin "ceux qui voudraient mettre en cause l'unité de notre famille" UMP

Cet avertissement, rapporté par des participants à une réunion à l'Elysée des responsables UMP, vise notamment les radicaux de Jean-Louis Borloo."Ceux qui mettent en cause la famille politique sont ceux qui ne se battent pas pour elle, et ceux qui voudraient mettre en cause l'unité de notre famille ne le feront pas avec notre complicité."
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Nicolas Sarkozy à l'Elysée (16/03/2011) (AFP / Eric Feferberg)

Cet avertissement, rapporté par des participants à une réunion à l'Elysée des responsables UMP, vise notamment les radicaux de Jean-Louis Borloo.

"Ceux qui mettent en cause la famille politique sont ceux qui ne se battent pas pour elle, et ceux qui voudraient mettre en cause l'unité de notre famille ne le feront pas avec notre complicité."

Lors de cette réunion hebdomadaire autour de lui, Nicolas Sarkozy a ainsi regretté certaines critiques émises dimanche soir, notamment celles de son ancien ministre Christian Estrosi évoquant un "échec" de l'UMP lié selon lui à "une question de ligne et de stratégie". "C'est normal", a réagi le président, "il y a toujours des coups de pied de l'âne..."

Lors de la réunion, le Premier ministre François Fillon a pour sa part estimé, selon des participants, qu'"on ne doit pas changer de cap".

Dans une allusion à la polémique autour des débats organisés par l'UMP, notamment celui sur la laïcité, Nicolas Sarkozy a confirmé son souhait qu'il ait bien lieu: "Si le parti ne discutait pas, ne débattait pas, à quoi servirait-il ?" Une remarque émise alors que le porte-parole du gouvernement avait émis plus tôt le souhait de mettre un terme au très controversé débat sur la laïcité. "Quel est son rôle ? Débattre, proposer, soutenir. Le gouvernement, lui, doit agir", a ajouté le chef de l'Etat. Du coup, François Baroin a été amené à rectifier ses propos.

Bras droit de Jean-Louis Borloo au Parti radical, Laurent Hénart avait estimé dimanche soir que la séquence des cantonales venait confirmer la démarche de l'ex-ministre de l'Ecologie "de constituer une force politique nouvelle".

Par ailleurs, Nicolas Sarkozy a estimé lundi, devant les responsables de l'UMP, que le résultat du second tour des élections cantonales ne marquait pas "une défaite cinglante" pour l'UMP et qu'il n'y avait "pas eu de vague rose". "Si on nous avait dit qu'en solde, on allait perdre un seul département" en métropole, "on aurait signé tout de suite !"

En France métropolitaine, en excluant les contre-performances à Mayotte et à la Réunion, la droite a perdu le Jura et les Pyrénées-Atlantiques mais a ravi le Val-d'Oise à la gauche.

Des sondages très mauvais pour Sarkozy en 2012
Marine Le Pen (FN) se qualifierait pour le second tour de la présidentielle dans tous les cas de figure, et éliminerait Nicolas Sarkozy et ce, si le candidat socialiste était Dominique Strauss-Kahn, Martine Aubry ou François Hollande, selon un sondage Ipsos pour France Télévisions.

D'après cette enquête publiée dimanche soir, la présidente du Front national arrive même en tête, avec 22%, si Ségolène Royal est la candidate du PS. C'est d'ailleurs le seul cas de figure où Nicolas Sarkozy parvient à franchir le premier tour, avec 21% contre 17% à Ségolène Royal.

Le pire scénario pour le chef de l'Etat est celui d'une candidature de DSK: à la question "Si vous aviez au premier tour le choix entre les candidats suivants?", il ne recueille que 17% contre 21% pour Marine Le Pen et 34% pour le directeur général du FMI.

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