Affaire de Rugy : le ministre s'accroche à son poste malgré les affaires

Empêtré dans les polémiques, le ministre de la Transition écologique et solidaire a dénoncé vendredi 12 juillet "les fantasmes des coupeurs de têtes de ceux qui gouvernent".

France 2

Derrière les murs du ministère de l'Écologie, l'inspection diligentée par le Premier ministre a commencé. Vendredi 12 juillet, des fonctionnaires dépendant de Matignon ont visité les lieux. L'objectif ? Faire la lumière sur les travaux du logement de fonction de François de Rugy. La voix tremblante, le ministre de la Transition écologique et solidaire s'est défendu dans la matinée face à la multiplication des révélations du journal Mediapart. "Je suis très en colère (...) Jamais de toute ma vie je n'ai demandé un logement social", a-t-il martelé sur le plateau de BFM TV. 

Les soutiens se font rares

D'après les révélations de Mediapart, François de Rugy occuperait un logement social à Orvault (Loire-Atlantique) sans remplir les conditions d'éligibilité. Le ministre assure sur les réseaux sociaux qu'il n'était pas au courant de la nature du logement. Malgré les explications du ministre, le soutien au sein de la majorité commence à s'effriter. "Ça va alimenter l'idée que les politiques se gavent aux frais du contribuable", a dénoncé Gabriel Attal, porte-parole de La République en Marche. Fragilisé, François de Rugy répète qu'il ne démissionnera pas et qu'il remboursera chaque euro contesté.

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François de Rugy, alors ministre de la Transition écologie et solidaire, le 11 juillet 2019, à Niort (Deux-Sèvres).
François de Rugy, alors ministre de la Transition écologie et solidaire, le 11 juillet 2019, à Niort (Deux-Sèvres). (GEORGES GOBET / AFP)