Affaire de Rugy : des règles de déontologie contournables

François de Rugy est suspecté de nombreux abus. Mais s'il a réellement enfreint les règles de déontologie mise en place par le gouvernement, il est difficile de contrôler ces dépenses.

À la suite des révélations de Mediapart, François de Rugy se retrouve suspecté de nombreux excès. Il lui a d'abord été reproché des frais de représentation très conséquents lors de certains dîners. Il dispose à la base d'une enveloppe de 400 000 euros liés à ces dépenses. "Ce n'est pas plus contrôlé, c'est l'un des problèmes d'ailleurs", souligne René Dosière, fondateur de l'Observatoire de l'éthique publique. "On n'en contrôle pas l'usage. Simplement, les crédits sont limitatifs. On ne doit pas les dépasser", indique-t-il. Il faut également que les invités aient un lien avec la fonction parlementaire.


Un logement en question


Le ministre de la Transition écologique et solidaire est également accusé d'avoir réalisé pour près de 63 000 euros de travaux dans son appartement de fonction. "Il faut évidemment que la fréquence soit limitée. Il est hors de question de tout refaire à chaque fois qu'il y a un nouveau ministre", indique Jean-Christophe Picard, président de Anticor. Au début du quinquennat, Édouard Philippe réclamait de l'exemplarité auprès de ses ministres. Aujourd'hui, seuls les 15 membres du gouvernement dont le ministère abrite une résidence de fonction sont logés gratuitement. Les autres doivent payer leurs hébergements à leurs frais. 

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François de Rugy, ministre de la Transition écologique et solidaire, dans la cour de Matignon, le 11 juillet 2019.
François de Rugy, ministre de la Transition écologique et solidaire, dans la cour de Matignon, le 11 juillet 2019. (DOMINIQUE FAGET / AFP)