Elections municipales : s'il est élu, Benjamin Griveaux propose de suspendre les nouveaux chantiers à Paris jusqu'à fin 2020

"Les Parisiens en ont assez", a affirmé le candidat LREM à la mairie de Paris. 

Benjamin Griveaux, alors porte-parole du gouvernement, lors d\'une conférence de presse à l\'Elysée, à Paris, le 6 mars 2019. 
Benjamin Griveaux, alors porte-parole du gouvernement, lors d'une conférence de presse à l'Elysée, à Paris, le 6 mars 2019.  (LUDOVIC MARIN / AFP)

Le candidat La République en marche à la mairie de Paris, Benjamin Griveaux, propose, s'il est élu, de "suspendre les travaux jusqu'à fin 2020", dans un entretien publié, mardi 10 septembre, par Le Parisien. Interrogé sur le nombre de chantiers à Paris, devenu un véritable thème de campagne et de crispation à quelques mois des municipales, Benjamin Griveaux estime que "les Parisiens en ont assez".

"Je fais donc une proposition simple : si je suis élu maire de Paris, j'imposerai un moratoire sur les travaux", explique le candidat de la majorité présidentielle. "Il n'y aura plus aucun nouveau chantier, hors chantiers de sécurité", assure-t-il.

"Six mois de calme, les Parisiens l'auront bien mérité"

Benjamin Griveaux souhaite mettre "cette période à profit pour réunir les opérateurs de la ville, les concessionnaires, les associations de riverains, de commerçants et d'habitants qui sont excédés afin de travailler plus intelligemment. Six mois de calme, les Parisiens l'auront bien mérité." Il souligne notamment que même si seulement 7% des travaux sont le fait de la ville de Paris, comme le rappelle régulièrement l'équipe de la maire socialiste Anne Hidalgo, "100% des travaux ont été autorisés par la maire de Paris".

Interrogé sur les prix de l'immobilier qui ont flambé à Paris et atteignent désormais plus de 10 000 euros le mètre carré, le candidat LREM tacle encore la maire de Paris, l'accusant d'avoir fait du "dogmatisme", en focalisant "tout" sur le logement social. S'il affirme ne pas être "contre le logement social", il estime qu'"on ne peut pas concentrer la totalité des moyens publics dessus. Je suis donc pour mettre l'accent sur le logement intermédiaire."