Elections municipales : La République en marche dévoile 19 premiers candidats

Le parti présidentiel donnera son soutien à des maires sortants jugés compatibles ou mettra en avant des "marcheurs" pur sucre.

Le patron de LREM, Stanislas Guerini, lors d\'un discours, à Paris, le 24 mai 2019.
Le patron de LREM, Stanislas Guerini, lors d'un discours, à Paris, le 24 mai 2019. (KARINE PIERRE / HANS LUCAS)

Après les européennes, place aux municipales. La République en marche a dévoilé, lundi 17 juin, ses 19 premiers candidats pour ces élections, de Toulon (Var) à Mayenne (Mayenne) en passant par Pontarlier (Doubs), en se fixant l'objectif d'atteindre au moins 10 000 conseillers municipaux après mars 2020.

Désireuse de réussir son "implantation territoriale", selon son délégué général Stanislas Guerini, LREM a donné le coup d'envoi de ses investitures, qui devraient s'étaler jusqu'à décembre. Il faudra en effet le temps pour trancher des cas épineux, notamment dans les plus grandes villes (Paris, Lyon, Marseille, Toulouse...).

Maires sortants ou simples "marcheurs"

Lundi, le parti présidentiel a sélectionné pour sa première vague quelques cas emblématiques des problématiques de terrain, entre soutiens à des maires sortants jugés compatibles ou mises en avant de "marcheurs" pur sucre pour accomplir la promesse de renouvellement.

Ainsi, afin de "favoriser le rassemblement", les maires sortants issus de centre-gauche ou droite bénéficieront du soutien de LREM à Valenciennes dans le Nord (Laurent Degallaix), Clichy-sous-Bois en Seine-Saint-Denis (Olivier Klein), à Saint-Orens-de-Gameville en Haute-Garonne (Dominique Faure), ou encore à Alençon dans l'Orne (Emmanuel Darcissac). A Nevers (Nièvre), le maire Denis Thuriot, rallié de longue date à LREM, sera logiquement appuyé.

Des cadres de LREM ont également reçu des investitures comme la députée Cécile Muschotti, qui défiera le maire (LR) Hubert Falco à Toulon, le député Romain Grau, qui affrontera à Perpignan le député RN Louis Aliot, ou encore le vice-président du conseil général du Doubs Pierre Simon à Pontarlier. Mais aussi des simples marcheurs, comme l'avocat Gérard Chemla à Reims (Marne), l'entrepreneuse Rachida Kaaout à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne) ou le pompier professionnel Josselin Chouzy à Mayenne. Autre symbole, Benoît Mathieu, fondateur d'un site d'information local, mènera une liste à Cavaillon (Vaucluse) où le Rassemblement national est en position de force.