La maire UMP de Montauban dans la tourmente

La campagne municipale à Montauban est en train de tourner au fiasco pour Brigitte Barèges, la maire UMP de la commune. Accusée de dérapage raciste, elle doit désormais faire face à des soupçons de détournement de fonds publics. 

(Maxppp)

Pour Brigitte Barèges, maire UMP de Montauban, les choses ont
commencé à mal tourner le 13 février dernier lorsqu'elle dévoile sa liste pour
les municipales.  Face au public, elle
présente son colistier noir Jean Tepkri comme "la tache" de sa liste.
Vidéo à l'appui, la Dépêche du Midi rapporte ces propos qui sont
immédiatement  condamnés par le Parti
socialiste.

Pour Eduardo Rihan Cypel, porte-parole
du PS, ces mots doivent pousser l'UMP à cesser de soutenir "une maire coutumière de propos homophobes,
racistes et outranciers
". En 2011 elle se demandait ainsi, pour
exprimer son refus du mariage homosexuel, "et pourquoi pas avec des
animaux ?
"

Pour Brigitte Barèges, cette
affaire de "la tache " est une plaisanterie entre Jean Tepkri et elle "et
dans les deux sens. Lui, il m'appelle la tache blanche quand je vais
dans sa communauté africaine
", a-t-elle expliqué.

Dans une vidéo mise en ligne sur le site de
campagne de Brigitte Barèges, Jean Tepkri ne dit pas autre chose.  "C'est une blague simple ", dit-il. "Il
faut que les gens se calment, il faut qu'ils comprennent que c'est une
blague
", explique-t-il précisant avoir été traité "d'étranger ",
par un élu socialiste en plein conseil municipal.

La main des opposants derrière les polémiques

Brigitte Barèges comme Jean Tepkri voient
dans cette polémique l'inégalité de traitement que leur réserve la presse et
surtout la presse locale avec la Dépêche du Midi dans un département qui
passe pour la chasse gardée du patron du journal, le président du PRG
Jean-Michel Baylet, avec lequel Brigitte Barèges est en guerre.

Même explication de la part de la candidate UMP concernant
l'enquête préliminaire qui vient d'être ouverte. La police veut savoir si un employé du service de communication de la mairie a été payé par
la collectivité pour écrire pendant des mois dans deux journaux locaux des
articles favorables à Brigitte Barèges.

Il n'y a pas de
détournements de fonds explique Brigitte Barèges. Selon elle, l'employé pigeait
de façon "totalement autonome " pour la publication le Petit journa l
qui le payait.

Cet employé a ensuite fait
l'objet d'une procédure disciplinaire et en aurait conçu de l'aigreur explique
la maire. Dans le camp de Mme Barèges, on se demande s'il n'était pas "le
cheval de
Troie " des
adversaires du maire.

Les candidats
déclarés à ce jour à Montauban

Brigitte Barèges (UMP)
Roland Garrigues (PS)
Thierry Viallon (FN)
Marie-Claude Bouyssi
(FG EELV, NPA)