VIDEOS. "Allez, touche-moi pour voir" : Mélenchon pousse un procureur et défie un policier pendant les perquisitions

Un peu plus tôt, à son arrivée dans son QG, le député avait demandé à ses camarades d'"enfoncer la porte" qui avait été fermée par la police.

Capture d\'écran de l\'émission \"Quotidien\" de TMC du 16 octobre 2018.
Capture d'écran de l'émission "Quotidien" de TMC du 16 octobre 2018. (TMC)

Une tension rare. Le leader de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a pointé du doigt et poussé un procureur, mardi 16 octobre, lors de la perquisition menée dans les locaux de son mouvement. Devant la caméra de l'émission "Quotidien", sur TMC, le député des Bouches-du-Rhône a ensuite défié un policier qui s'était interposé. "Allez, vas-y, essaye de me pousser pour voir, a lancé l'élu, provocateur. Allez, touche-moi pour voir !"

"Je veux simplement discuter calmement avec vous", lui répond alors le procureur, disant agir "dans le cadre de la loi". Réponse de Jean-Luc Mélenchon : "Vous ne pouvez pas discuter avec moi dans un local que vous avez envahi ! Vous me perquisitionnez depuis quatre heures chez moi. Vous avez été prendre neuf personnes à domicile, vous envahissez deux sièges politiques. Je suis le président d'un groupe d'opposition. Vous n'avez pas à me traiter de cette manière !"

"La République, c'est moi"

Un peu plus tôt, à son arrivée dans son QG, le député avait demandé à ses camarades d'"enfoncer la porte" qui avait été fermée par la police. "On va voir si on va m'empêcher d'entrer dans mon local", avait-il lancé, avant de poser ses mains sur un policier devant l'entrée. "La République, c'est moi, c'est moi qui suis parlementaire", avait crié l'élu, furieux, à quelques centimètres du visage du fonctionnaire, avant de pousser la porte.

Dans une autre séquence filmée au moment où les "insoumis" entrent dans les locaux, un policier plaque au sol un membre du parti avant de se relever. Et le député Alexis Corbière de hurler : "Vous vous calmez ! Vous l'avez étranglé !" "Je suis député moi monsieur", dit-il, en levant le doigt vers le policier.

"Un policier m'a attrapé par le cou, attrapé par le bras, m'a tiré. Ce policier, sa hiérarchie est venue en lui disant 'Calme-toi'. J'ai été violenté, agressé (...) Ce qui s'est passé est inacceptable", a ensuite accusé Manuel Bompard, coordinateur des campagnes de La France insoumise et candidat aux européennes. Il a annoncé son intention de "porter plainte au commissariat pour les coups qui [lui] ont été portés".