Somme : 150 à 180 personnes défilent dans les rues de Saint-Ouen "pour rendre un petit peu d'espoir"

François Ruffin, député de la première circonscription de la Somme, a emmené la première manifestation anti-gouvernementale de la rentrée samedi à Saint-Ouen. 

Le député François Ruffin à Saint-Ouen (Somme), le 2 septembre 2017. 
Le député François Ruffin à Saint-Ouen (Somme), le 2 septembre 2017.  (FRED DOUCHET / MAXPPP)

Entre 150 à 180 personnes ont défilé samedi 2 septembre dans les rues de Saint-Ouen, dans la Somme. C'est dans cette commune de 2 000 habitants que François Ruffin, député de la première circonscription de la Somme de la France insoumise, a appelé à la première manifestation anti-gouvernementale de la rentrée, trois semaines avant la mobilisation nationale prévue par la France insoumise le 23 septembre à Paris.

"Pour qu'il y ait du monde à Paris, il va falloir faire bouger dans les campagnes, dans les quartiers, dans les villes", a expliqué à franceinfo François Ruffin, organisateur du rassemblement avec le mouvement Picardie Debout. "Ce qui manque, ce n'est pas le mécontentement, ce n'est pas la colère, c'est l'espoir. Il faut trouver le chemin pour rendre un petit peu d'espoir."

"Des tas de manifs un peu partout"

La manifestation de ce samedi en Picardie est un rassemblement "qui compte" pour les personnes qui ont parcouru les rues de Saint-Ouen, à l'image de Michel, interrogé par franceinfo, qui "aimerait bien qu'il y ait des tas de manifs un peu partout en France."

François Ruffin estime que, si les gens voient des gens qui bougent dans leur rue "qui ont un peu la pêche, avec de la musique et qu'il y a leur député qui est là", peut-être se diront-ils "que cela vaut le coup que j'aille voir, il y a un truc qui est en train de se passer." Le député de la Somme affirme qu'il a le "devoir de commencer ce travail" dans sa circonscription. François Ruffin sera présent, le 23 septembre, à la manifestation parisienne.

Première manifestation anti-gouvernementale de la rentrée : le reportage de Grégoire Lecalot pour franceinfo.
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