Pouvoir d'achat : "Le rôle des macronistes c’est de couvrir les privilèges des nouveaux seigneurs", déclare François Ruffin, député LFI de la Somme

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Le député insoumis a fustigé une "osmose idéologique quasi-complète" entre Renaissance (ex-LREM) et Les Républicains, et réclame "une nouvelle nuit du 4 août".

"Le rôle des macronistes c’est de couvrir les privilèges des nouveaux seigneurs", a estimé sur franceinfo François Ruffin, député LFI de la Somme, alors qu'il était interrogé sur le refus par les parlementaires de taxer les superprofits. "On est le 4 août, c’est l’abolition des privilèges qu’on a fait il y a 233 ans. Que font les députés aujourd’hui à l’Assemblée nationale ? Ils couvrent les nouveaux seigneurs, protègent leurs privilèges", a-t-il ajouté.

"Il y a la nécessité d’avoir une nouvelle nuit du 4 août qui fasse que monsieur Total, monsieur Amazon, monsieur Uber paient leurs impôts au moins à l'égalité des TPE-PME. Cela relève d'un simple bon sens."

François Ruffin

à franceinfo

"Il faut une fiscalité plus juste"

Après avoir "interrogé des économistes", François Ruffin a expliqué que "2% du PIB de la France ont glissé vers les professionnels de l’énergie. C'est 1% en plus avec le transport maritime. On parle d’une déformation de l’économie française, s'est alarmé le député de la Somme. On ne doit pas avoir un ministre de l'Economie qui se croise les bras et regarde passer les balles, mais qui intervient pour réguler ça. Il faut une fiscalité plus juste."

"M. Macron vient pour protéger les siens, son rôle dans l'histoire aujourd'hui, c'est de protéger Amazon, c'est de protéger Uber, c'est de protéger Mc Kinsey, c'est de protéger Total."

François Ruffin

à franceinfo

Emmanuel Macron "opère ce rôle avec ses alliés du Parlement et il n'y a pas de doute sur le fait que nous ce que nous proposons en matière de justice fiscale, soit refusé par le gouvernement". Selon le député LFI de la Somme, "entre les macronistes et les Républicains, il y a une osmose idéologique quasi-complète". "Ils sont d'accord", a-t-il insisté, "le fait que Total ne soit pas taxé ne choque ni les macronistes, ni les les Républicains".

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