La députée Mathilde Panot demande "excuses" et "sanction" après avoir été traitée de "poissonnière" à l'Assemblée nationale

Mathilde Panot affirme que cette insulte a été proférée par un "député LREM".

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La députée de La France insoumise Mathilde Panot, à l'Assemblée nationale, à Paris, le 28 juillet 2020. (STEPHANE DE SAKUTIN / AFP)

La députée de La France insoumise Mathilde Panot a réclamé des "excuses" et une "sanction", mercredi 3 février, après avoir été traitée de "poissonnière" mardi soir dans l'Hémicycle. "Ce n'est pas une question personnelle. C'est notre institution qui ne doit pas laisser passer ça. Il y a beaucoup trop de sexisme à l'Assemblée nationale, a déclaré l'élue du Val-de-Marne à l'AFP. Je rappelle qu'il y avait eu des bêlements lors d'une prise de parole de la députée Alice Thourot (LREM) ou que mes collègues Clémentine Autain (LFI) et Elsa Faucillon (PCF) avait été traitées de 'petites connes' par le député Meyer Habib (UDI)."

Mathilde Panot affirme cette insulte a été proférée par un "député LREM". Elle indique par ailleurs avoir reçu le soutien de plusieurs collègues, y compris d'élus LREM comme la présidente de la commission des Lois Yaël Braun-Pivet. Dans la vidéo des débats mardi soir, on entend clairement qu'un député lance "la poissonnière !" sans qu'on puisse l'identifier, avant une intervention de Mathilde Panot à la tribune. 

"Ne pas laisser passer de genre d'insulte sexiste"

Mise au courant, la députée LFI a protesté une heure plus tard lors d'un rappel au règlement pour "fait personnel""Si je veux faire ce rappel au règlement, c'est parce que je crois qu'il est important que notre Assemblée ne laisse pas passer ce genre d'insulte sexiste. Je défendrai chacun des collègues parlementaires qui sont victimes de sexisme", a-t-elle alors expliqué.

Lors de l'incident, le président de séance, David Habib, a déclaré "ne pas être au courant de ce qui a été dit", mais a indiqué transmettre au président de l'Assemblée nationale l'interpellation de Mathilde Panot. "Si des propos graves, sexistes, ont été tenus, je pense que le président de l'Assemblée nationale prendra les dispositions et les décisions qui s'imposent", a-t-il souligné le parlementaire socialiste.

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