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La commission des sondages appelle à "la plus grande prudence" dans l'interprétation des résultats

Les sondages se multiplient pour cette élection présidentielle. Mercredi 28 mars, la commission des sondages a appelé à "la plus grande prudence" dans l'interprétation des résultats, en rappelant "la marge d'incertitude" dont ils sont affectés.
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La commission des sondages met en garde : les sondages "sont pas un outil de prévision des résultats électoraux" (DR)

Les sondages se multiplient pour cette élection présidentielle. Mercredi 28 mars, la commission des sondages a appelé à "la plus grande prudence" dans l'interprétation des résultats, en rappelant "la marge d'incertitude" dont ils sont affectés.

A chaque jour son nouveau sondage d'intentions de vote et son lot de réactions. Mais, à 25 jours du premier tour de l'élection présidentielle, la commission des sondages, organisme de contrôle officiel, a appelé à "la plus grande prudence" face à la multiplication des enquêtes d'opinions.

Dans un communiqué, cet organisme public "estime nécessaire, eu égard à la place qu'occupent les sondages d'intention de vote dans la campagne électorale, d'insister sur la grande prudence avec laquelle les résultats de ces sondages doivent être interprétés".

Des écarts qui "ne sont pas véritablement significatifs"

La mesure des intentions de vote porte en effet sur ceux qui ont exprimé une telle intention. De la taille de l'échantillon initial, quasiment toujours proche ou supérieur à 1.000 personnes, il faut en effet retirer les personnes qui ont l'intention de s'abstenir (environ 20%), puis les personnes se déclarant certaines d'aller voter mais n'ayant pas exprimé d'intention de vote (autour de 10% au 1er tour, de 20% au second), précise-t-on à la commission.

Ainsi, avec des échantillons ainsi réduits, les écarts entre des scores attribués aux candidats qui n'excèdent pas 4 points environ "ne sont pas véritablement significatifs".

"Pas un outil de prévisions des résultats électoraux"

Rappelant que les sondages ne "sont pas un outil de prévision des résultats électoraux", la commission "insiste sur la marge d'incertitude dont sont affectés les résultats publiés". "Cette marge est d'autant plus élevée que la taille de l'échantillon est faible", précise-t-elle.

Par ailleurs, la commission rappelle qu'elle "exerce son contrôle, non seulement sur les sondages qui portent sur les intentions de vote des électeurs et leurs motivations, mais aussi sur ceux qui sont relatifs à la popularité des hommes politiques, aux opinions exprimées à l'égard des candidats, des partis ou groupements politiques ou plus généralement à l'égard des sujets liés au débat électoral".

Des précautions qui expliquent la précision suivante de la commission des sondages, à savoir l'obligation "que la publication ou la diffusion de tels sondages doit être obligatoirement accompagnée des mentions suivantes : le nom de l'organisme qui l'a réalisé et celui de l'acheteur, le nombre de personnes interrogées, les dates de l'enquête et enfin la faculté de consulter la notice des sondages publiés auprès du secrétariat de la commission".

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