Cet article date de plus d'onze ans.

La candidate socialiste et présidente sortante Ségolène Royal est arrivée en tête du premier tour avec 38,98 % des voix

Donnée favorite dans les sondages, Mme Royal qui s'était fixée l'objectif des 35% des suffrages, confirme son ancrage local, devançant de près de dix points la liste UMP emmenée par le secrétaire d'Etat aux Transports, Dominique Bussereau (29,46%).Elle devrait l'emporter au second tour si elle parvient à fusionner avec Europe Ecologie.
Article rédigé par
France Télévisions
Publié
Temps de lecture : 2 min.
Ségolène Royal bien partie pour conserver la présidence de la région.

Donnée favorite dans les sondages, Mme Royal qui s'était fixée l'objectif des 35% des suffrages, confirme son ancrage local, devançant de près de dix points la liste UMP emmenée par le secrétaire d'Etat aux Transports, Dominique Bussereau (29,46%).

Elle devrait l'emporter au second tour si elle parvient à fusionner avec Europe Ecologie.

"Je pense que le rassemblement se fera rapidement", a dit sur France 3 Poitou-Charentes. Qualifiant son score de "très bonne nouvelle", Mme Royal s'est également réjoui d'une abstention (49,89 %) moins élevée dans sa région qu'au niveau national. Devançant ses adversaires "malgré la dispersion des listes" à gauche et "l'hostilité des appareils politiques", elle a vu dans ce résultat "un vote d'adhésion à un bilan et un projet" et surtout la validation de sa volonté de faire "de la politique d'une autre façon, avec une ouverture dès le premier tour".

L'ex-candidate du PS à la présidentielle avait voulu faire preuve de singularité lors du
premier tour, en présentant une liste incluant à côté des candidats socialistes, des Modem, des verts dissidents, des communistes et des syndicalistes.

Si elle peut aborder sereinement ce second tour, elle est cependant assez loin de son score de 2004. Lors du précédent scrutin régional, elle avait marqué les esprits en totalisant près de 46 % des voix, le meilleur score du premier tour. Or Mme Royal, restée très silencieuse ces dernières semaines sur le plan national, compte sur ce scrutin pour rebondir au niveau national. En chute dans les enquêtes de popularité, elle entend prendre appui sur cette réélection annoncée pour repartir à la conquête des militants.

Son principal rival Dominique Bussereau, secrétaire d'Etat aux Transports, a tenu dimanche soir à minimiser son retard. Parti au combat selon les souhaits du président Nicolas Sarkozy, il a lancé: "Faisons attention aux pronostics. Beaucoup d'électeurs de droite et du centre ont manifesté leur mécontentement par l'abstention. Je pense que beaucoup iront voter au deuxième tour et je serais Madame Royal, je ne m'amuserais pas au triomphalisme". Même en Charente-Maritime, dont il est président du conseil général, M. Bussereau arrive en deuxième position, avec 33,20% des voix contre 36,57 à Mme Royal.

Françoise Coutant, tête de liste Europe Ecologie et conseillère verte sortante, a fait part de son côté de sa "satisfaction" d'afficher "un score à deux chiffres" à l'issue de ce premier tour. "Ca n'a pas été facile de mener campagne", a ajouté la représentante écologiste, mais aujourd'hui, "nous sommes dans une logique d'alliance", pour "construire une majorité forte, solide, de gauche" autour d'un projet qui prenne en compte l'"écologie politique".

Le Front national, avec 7,72 % des voix ne pourra pas, contrairement au précédent scrutin régional, se maintenir au second tour et n'aura plus d'élus dans la nouvelle assemblée, qui compte 55 sièges.

Les communistes, partis sous la bannière Front de gauche, ne totalise que 4,66 % des suffrages, un score insuffisant pour se maintenir au second tour. Ils ne pourront fusionner leurs listes et perdent donc leurs élus.

Localement miné par des divisions internes, le Modem ne dépasse pas non plus la barre des 5 % (4,37 %), alors que l'extrême gauche totalise 2,89 % des voix (1,85 % pour le NPA et 1,04 % pour LO).

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.