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L'UMP s'attaque à la première secrétaire du PS, qui a annoncé ce mardi sa candidature à la primaire du parti

Rebelotte. Comme en 2007, Nicolas Sarkozy tente d"étouffer ses adversaires en occupant le terrain médiatique. Le discours du chef de l"Etat sur le bilan du grand emprunt, hier, avait ainsi pour but de couper l'herbe sous le pied à Martine Aubry, qui aujourd'hui à Lille sa candidature à la présidentielle.
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Nicolas Sarkozy tente d'occuper le terrain médiatique. (AFP / Fred Dufour)

Rebelotte. Comme en 2007, Nicolas Sarkozy tente d"étouffer ses adversaires en occupant le terrain médiatique. Le discours du chef de l"Etat sur le bilan du grand emprunt, hier, avait ainsi pour but de couper l'herbe sous le pied à Martine Aubry, qui aujourd'hui à Lille sa candidature à la présidentielle.

En organisant la quatrième conférence de ce type depuis le début de son mandat, qui plus est sur un sujet aussi sérieux que le grand emprunt, Nicolas Sarkozy a pu se mettre à distance de la politique politicienne. Ce n"est pas non plus un hasard s'il s'est rendu ce mardi dans la Sarthe pour parler de sécurité alimentaire, autre débat préoccupant du moment.

Squat médiatique et pics politiques

Le jeu des petites phrases assassines revient en fait aux seconds couteaux : derrière le Président de la République, c"est tout l'UMP qui se mobilise pour contrer Martine Aubry, dont la côte de popularité s"embellit.

Ce matin, Jean-François Copé a dégainé le premier. Sur Radio Classique, le secrétaire général de l"UMP a accusé Martine Aubry de "comportements ambigus" sur la laïcité. Selon lui, Mme Aubry est "quelqu'un qui n'a pas eu peur de tricher sur la laïcité", puisqu"elle a "réservé des créneaux aux femmes dans les piscines (à Lille) pendant le ramadan, avec du personnel féminin. Ca donne une petite idée de ce qu'elle est". Jean-François Copé n"a pas manqué non plus d"égratigner Martine Aubry sur les 35 heures. "Faire les 35 heures, c'est quelque chose de lourd dans un parcours politique quand on sait (leurs) conséquences très négatives", a ainsi affirmé le député-maire de Meaux.

Même angle d"attaque pour Valéry Pécresse : Martine Aubry est une "candidate du passé" au programme "dépassé" a martelé la ministre de l"Enseignement supérieur sur Europe 1. "Je crois que fondamentalement Martine Aubry est dans le moule de ce qu'elle incarne, c'est-à-dire le moule des 35 heures, le moule d'une réforme qui a causé beaucoup de dégâts sociaux et économiques pour la France", a-t-elle assuré.

Christian Jacob n"est pas en reste. Dans Le Figaro de ce mardi, le président du groupe UMP à l"Assemblée décoche aussi une flèche en direction de Martine Aubry : selon lui la première secrétaire du PS a annoncé sa candidature à la primaire "de manière résignée", "contrainte par tous les orphelins de Dominique Strauss-Kahn".

La disqualification de DSK a en effet changé la donne, et Nicolas Sarkozy en profite. En coulisses, le chef de l"Etat laisse planer l"idée qu"il préfèrerait affronter Martine Aubry en 2012. A ses yeux, la maire de Lille ne serait pas aussi rassembleuse que son concurrent, François Hollande. A 37% contre 34%, le député de Corrèze reste toujours en tête à gauche dans les sondages.

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