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L'immunité de Marine Le Pen au Parlement européen sur le point d'être levée

L'eurodéputée est visée par une procédure en raison de ses propos tenus sur les prières de rue, comparées à une "occupation du territoire".

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France Télévisions
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L'eurodéputée et présidente du Front national, Marine Le Pen, en visite à la Douma à Moscou (Russie), le 19 juin 2013. (RAMIL SITDIKOV / RIA NOVOSTI / AFP)

Bientôt un procès impliquant Marine Le Pen, en France ? La commission des Affaires juridiques du Parlement européen a adopté, mercredi 19 juin à une large majorité, un rapport recommandant la levée de l'immunité parlementaire de l'eurodéputé française Marine Le Pen, selon une source parlementaire. Le rapport de l'eurodéputée libérale suédoise Cecilia Wikström a recueilli 11 voix pour, 1 contre et 4 abstentions. Le vote s'est déroulé lors d'une réunion à huis clos de la commission des Affaires juridiques et sans la présidente du Front national, en visite à Moscou (Russie).

La demande de levée de l'immunité parlementaire de Marine Le Pen sera examinée le 2 juillet, à l'occasion d'une session plénière du Parlement européen à Strasbourg. Traditionnellement, le Parlement suit les recommandations de la commission des Affaires juridiques.

Les prières de rue, "une occupation du territoire"

La France avait demandé en novembre 2012 au Parlement européen d'autoriser la levée de l'immunité parlementaire de l'eurodéputée, après des propos tenus en 2010 établissant un parallèle entre les prières de rue des musulmans et l'occupation allemande. Si la présidente du FN est privée de son immunité parlementaire, elle pourrait être mise en examen pour "incitation à la haine raciale".

Les propos controversés de Marine Le Pen remontent à décembre 2010, pendant la campagne interne pour la présidence du FN. "Je suis désolée, mais pour ceux qui aiment beaucoup parler de la seconde guerre mondiale, s'il s'agit de parler d'occupation, on pourrait en parler, pour le coup, parce que ça [les prières de rue des musulmans] c'est une occupation du territoire", avait-elle déclaré à Lyon, sur les terres de son rival Bruno Gollnisch.

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