Jean-Marie Le Pen condamné pour propos homophobes

Après des propos homophobes tenus en 2016 et 2017, le fondateur du Front national a été condamné à payer deux amendes de 400 euros et des indemnités au mari de Xavier Jugelé, tué dans un attentat jihadiste sur les Champs-Elysées.

Le fondateur du Front national Jean-Marie Le Pen, le 1er mai 2018 à Paris.
Le fondateur du Front national Jean-Marie Le Pen, le 1er mai 2018 à Paris. (MICHEL STOUPAK / NURPHOTO / AFP)

L'ancien dirigeant du Front national, rebaptisé Rassemblement national, Jean-Marie Le Pen, a été condamné, mercredi 28 novembre, à 800 euros d'amende par le tribunal correctionnel de Paris pour des propos homophobes tenus en plusieurs occasions ces dernières années. Il est en outre tenu de verser 11 000 euros aux parties civiles, selon un journaliste de Têtu.

Coutumier de ce genre de propos, le fondateur du FN, 90 ans, alors hospitalisé, n'avait pas assisté à son procès début octobre. Le ministère public avait requis 8 000 euros d'amende avec possibilité d'emprisonnement en cas de non-paiement. La procureure avait reproché au dirigeant d'extrême droite d'"attiser la haine" et d'exhorter "à la mise au ban des homosexuels".

Alors qu'il était député européen, Jean-Marie Le Pen avait dit en mars 2016 que "la pédophilie (avait) trouvé ses lettres de noblesse (...) dans l'exaltation de l'homosexualité." La même année, en décembre, il avait dit au Figaro, à propos de la représentation des homosexuels au sein du FN : "Les homosexuels, c'est comme le sel dans la soupe : s'il n'y en a pas assez c'est un peu fade, s'il y en a trop c'est imbuvable." Et en avril 2017, il avait dit à propos de la présence du compagnon du policier Xavier Jugelé, tué dans un attentat jihadiste sur les Champs-Elysées : "Je pense que cette particularité familiale doit être tenue à l'écart de ce genre de cérémonie, qui gagnerait d'ailleurs à plus de discrétion."