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Jean-François Copé : pas de leçon à recevoir sur un désistement UMP au profit du FN aux législatives

Les élections législatives passées, l'attitude à adopter face au Front national revient sur le devant de la scène. Tant à l'UMP qu'au PS. Michel Vauzelle, député socialiste, "interpelle" Jean-François Copé qui lui retourne la mise en cause.
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Jean-François Copé (JEAN-PIERRE MULLER / AFP)

Les élections législatives passées, l'attitude à adopter face au Front national revient sur le devant de la scène. Tant à l'UMP qu'au PS. Michel Vauzelle, député socialiste, "interpelle" Jean-François Copé qui lui retourne la mise en cause.

Jean-François Copé a déclaré, mercredi 11 juillet, qu'il n'a pas de leçons à recevoir à propos du cas Roland Chassain, le candidat UMP qui s'était désisté aux législatives au profit du Front national.

Le secrétaire général de l'UMP répondait ainsi à Michel Vauzelle, député PS, qui lui avait demandé de l'exclure.

En position de se maintenir au second tour des législatives dans la 16e circonscription des Bouches-du-Rhône, M. Chassain, maire (UMP) des Saintes-Maries-de-la-Mer, s'était retiré et avait laissé le champ libre à Valérie Laupies, la candidate d'extrême droite. M. Vauzelle l'avait finalement emporté d'une courte tête le 17 juin.

"Je n'ai pas de commentaire à faire"

A l'époque, M. Copé avait annoncé qu'il demanderait au bureau politique de l'UMP l'exclusion de M. Chassain pour ce motif, ce que M. Vauzelle a rappelé, mardi, dans une lettre ouverte au secrétaire général de l'UMP.

"Je n'ai pas de commentaire à faire. M. Vauzelle n'a pas plus que les autres responsables socialistes de leçon de morale à nous donner", a-t-il répondu mercredi matin lors d'un point-presse hebdomadaire.

"Je lui rappelle d'ailleurs qu'il n'a, lui, aucun état d'âme à s'allier avec l'extrême gauche", a ajouté M. Copé.

Dissension au sein du PS dans le Vaucluse

Le secrétaire général a lui-même accusé le PS d'être responsable de l'élection d'un député FN, en l'occurrence Marion Maréchal-Le Pen dans le Vaucluse, en rappelant que la candidate socialiste Catherine Arkilovitch avait refusé de se retirer au profit de l'UMP.

Du coup, lorsqu'il a de nouveau été interrogé pour savoir si des dispositions avaient été prises contre M. Chassain, M. Copé a répondu par une question : "Et contre la candidate socialiste qui s'est maintenue ?"

La Première secrétaire du PS, Martine Aubry, avait demandé plusieurs fois, en vain, à Mme Arkilovitch de se retirer pour faire battre le FN. Son suppléant avait appelé de son côté à voter pour le candidat UMP.

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