Ve République : les présidents face aux Français, un exercice périlleux

À partir du dimanche 4 novembre, Emmanuel Macron entamera son parcours de l'itinérance. Une semaine à visiter les lieux marquants de la Première Guerre mondiale. France 2 revient sur ce contact avec les Français au cours de la Ve République.

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France 2

Emmanuel Macron s'apprête à aller à la rencontre des Français à l'occasion des commémorations du centenaire de la Première Guerre mondiale.

Des bains de foule face aux Français, souvent les présidents l'ont fait de manière très calibrée. Jacques Chirac surjouait son côté sympathique en serrant des mains chaleureuses. Pour Jean-Louis Debré, c'est la ligne à tenir lors d'une déambulation. "Écouter plus que de parler. Les gens viennent là pour dire au Président ce qui ne va pas", explique l'ancien président du Conseil constitutionnel. François Hollande préfère le contact, quitte à se faire régulièrement siffler comme lors d'un déplacement en octobre 2015.

Les petites phrases de trop

Si certains restent impassibles aux critiques, Nicolas Sarkozy ne laissait rien passer. Pour le publicitaire Frank Tapiro, il faut savoir réagir. Il évoque un épisode d'insultes entre un Français et Jacques Chirac. Ce dernier avait répondu aux noms d'oiseau par une cordiale poignée de main et un "Bonjour, moi c'est Jacques Chirac". Une attitude saluée par le publicitaire. Une mauvaise réaction, une phrase de trop, c'est parfois le choix d'Emmanuel Macron. Le président de la République devra maîtriser sa communication lors de ce face aux Français, inédit par sa durée.

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Emmanuel Macron devant la statue de Georges-Clemenceau, à Paris, le 11 novembre 2017.
Emmanuel Macron devant la statue de Georges-Clemenceau, à Paris, le 11 novembre 2017. (FRANCOIS GUILLOT/AFP)