Mort de Jacques Chirac : le phœnix qui renaissait de ses cendres

L'image qu'on a souvent employée pour décrire l'ancien président de la République est celle du phœnix qui renaissait toujours de ses cendres, des difficultés auxquelles il pouvait être confronté.

FRANCE 2

La mairie de Paris, c'est l'une de ses premières grandes batailles. À l'époque, personne ne croît en lui. Face au candidat soutenu par le président Giscard d'Estaing, beaucoup le nomme perdant. Et pourtant moins d'un an après avoir claqué la porte de Matignon, Jacques Chirac est élu maire de Paris. Tout au long de sa vie, l'homme n'a jamais tant réussi que face à l'adversité. Un phœnix nourri par ses succès, mais surtout par ses échecs.

Échecs et renaissance

Le plus profond de ses échecs date de 1988, après sa deuxième campagne présidentielle. Balayé par François Mitterand, il s'enferme à l'hôtel de ville, déprimé et abattu, il veut alors tout arrêté. "C'était très sérieux. Il m'a dit d'ailleurs un jour 'tu sais tout ça est foutu. Tout ce qu'on fait ne sert à rien. Ce peuple, il n'y a rien a en tirer'", expliquait Charles Pasqua au sujet de cet épisode politique. Comme souvent, c'est l'odeur de la poudre qui le motive. Contesté dans son propre parti et défié par le duo Seguin-Pasqua, Jacques Chirac conserve finalement la tête du parti. Mais 4 ans plus tard, le RPR s'entredéchire. Il est alors au plus bas dans les sondages. C'est sa plus grande renaissance, car 6 mois plus tard, c'est bien lui qui entre à l'Élysée.

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Jacques Chirac, lors de son installation à la mairie de Paris après son élection, le 25 mars 1977.
Jacques Chirac, lors de son installation à la mairie de Paris après son élection, le 25 mars 1977. (- / AFP)