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Jacques Chirac : le pneumologue Antoine Magnan "comprend qu'il y ait une hospitalisation"

La "fragilité générale due à l'âge et au contexte vasculaire" de Jacques Chirac,  hospitalisé dimanche à la Pitié-Salpêtrière, justifie qu'"il y ait une hospitalisation" a expliqué le professeur Antoine Magnan ce lundi sur franceinfo.

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Radio France
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Jacques Chirac à Saint-Tropez en août 2011 (SEBASTIEN NOGIER / AFP)

Jacques Chirac a été hospitalisé dimanche à la Pitié-Salpêtrière à Paris pour, officiellement, une infection pulmonaire. L'hôpital n'a toujours pas communiqué sur l'état de santé de l'ancien président. Antoine Magnan, professeur de pneumologie au CHU de Nantes, a dit lundi sur franceinfo comprendre qu'"il y ait une hospitalisation" en raison de la "fragilité générale due à l'âge et au contexte vasculaire" de l'ancien chef de l'Etat.

De quoi souffre l'ancien président Jacques Chirac ?

Antoine Magnan : Une infection pulmonaire peut être soit une bronchite, soit une pneumopathie, une infection des poumons. S'il n'y a pas de problème par ailleurs, chez un sujet jeune et en bon état général, cela ne pose pas de problème avec un traitement, un antibiotique. A partir du moment où il y a une fragilité générale due à l'âge et au contexte vasculaire, c'est forcément plus grave et on comprend qu'il y ait une hospitalisation.

Quels genres d'examen a ou va subir l'ancien président de la République ?

Un scanner thoracique pour regarder l'importance et l'entendue de l'infection pour regarder si les symptômes respiratoires peuvent tous être rapportés à l'infection ou à autre chose. L'embolie pulmonaire correspond à une thrombose. Ce sont des personnes qui font une phlébite. Une thrombose dans la jambe qui migre dans les poumons. Evidement avoir une infection pulmonaire est un facteur à risque de phlébite.

Sa fragilité physique le rend-il plus vulnérable ?

Le fait d'être fatigué, amoindri, est un risque d'infection forcément, même si encore une fois, les infections pulmonaires peuvent intervenir chez n'importe qui.

Antoine Magnan, professeur de pneumologie au CHU de Nantes : "A partir du moment où il y a une fragilité générale due à l'âge et au contexte vasculaire, c'est forcément plus grave et on comprend qu'il y ait une hospitalisation"
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