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Hollande investi d'un "devoir supérieur"

"J'ai par la position qui est la mienne aujourd'hui un devoir supérieur à celui d'autres, qui est de se tourner vers vers les Français, qui est d'être conscient de l'enjeu", a déclaré François Hollande samedi lors d'une conférence de presse.
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François Hollande assailli par les médias le 27 août 2011 à l'Université d'été du Parti socialiste (AFP/PATRICK KOVARIK)

"J'ai par la position qui est la mienne aujourd'hui un devoir supérieur à celui d'autres, qui est de se tourner vers vers les Français, qui est d'être conscient de l'enjeu", a déclaré François Hollande samedi lors d'une conférence de presse.

Les dernières enquêtes d'opinion lui donnent une avance accrue sur la maire de Lille Martine Aubry, et il est très loin devant la présidente de la région Poitou-Charentes, Ségolène Royal, son ancienne compagne.

"C'est l'élection qui fait le choix"
L'ancien premier secrétaire du PS explique son avance actuelle par son départ précoce en campagne, au printemps, et les axes choisis : "La jeunesse comme thème fédérateur, la réforme fiscale comme condition et puis une présidence normale, avec le souci du neuf"

"Un sondage c'est une situation d'un moment. Je sais aussi la précarité, parfois même la dangerosité d'être dans la situation où on est regardé comme en avance donc je ne tire aucune perspective de succès d'un sondage", a-t-il commenté. "C'est l'élection qui fait le choix, pas le sondage", a-t-il insisté. L'ancien premier secrétaire du PS explique son avance actuelle par son départ précoce en campagne, au printemps, et les axes choisis : "La jeunesse comme thème fédérateur, la réforme fiscale comme condition et puis une présidence normale, avec le souci du neuf".

Attention aux dérapages
Conscient d'une présence médiatique majeure sur l'Université du PS, françois Hollande a mis en garde en garde contre les dérapages. "Le fait qu'il y ait cette présence, cette attention des faits et gestes, cela nécessite que nous soyons les uns et les autres dans une certaine forme de retenue", a-t-il prévenu.

Alors que le ton se durcit, François Hollande a choisi de ne pas répondre frontalement aux attaques de ses adversaires. Ainsi Martine Aubry avait déclare que le PS "faisait pitié en 2008", au moment où elle a succédé François Hollande au poste de premier secrétaire. Réponse de l'intéressé : "Je ne commente pas", a-t-il répondu. "Ce n'est pas une décision sur le Parti socialiste, mais c'est une décision pour désigner le candidat socialiste avec les Français pour 2012. Je ne me détourne pas de cet objectif".

Ségolène Royal qui note que la Corrèze est le département le plus endetté de France ? Il en convient. "Ségolène Royal a toujours raison, vous le savez bien", a-t-il dit dans un sourire. Il a expliqué avoir hérité de cette situation en 2008 et avoir dû en conséquence réduire de moitié le budget d'investissement du conseil général. François Hollande a ajouté qu'il se retrouverait, s'il accédait à la présidence de la République, face à un "niveau d'endettement public le plus élevé" de l'histoire de la France.

Revoir les niches fiscales
François Hollande a rappelé lors de cette conférence de presse que sa priorité s'il était élu président serait de réformer la fiscalité, ajoutant à propos d' qu'il réviserait "ces mécanismes".

"Plus de 50 milliards de niches fiscales n'ont pas l'efficacité voulue (...) Nous devons revoir ces mécanismes pour qu'ils soient tous tournés vers l'emploi, l'investissement et la compétitivité", a-t-il déclaré. Attaché au principe d'un impôt sur le revenu progressif, François Hollande a présenté la réforme fiscale comme la "condition" du redressement de la France, et indiqué aussi que le rééquilibrage des comptes publics ne pouvait se faire au détriment de la croissance.

Retour sur le plan d'austérité
Critiquant les mesures d'austérité dévoilées mercredi - "pas un plan Fillon mais un plan Sarkozy" selon lui -, François Hollande s'en est pris notamment au projet d'alourdir la taxation des complémentaires santé ("une des dispositions les plus contestables") et à l'insuffisance et au caractère trop "temporaire" de la contribution exceptionnelle exigée des plus hauts revenus.

Il a ironisé à propos de certaines grosses fortunes jugeant elles-mêmes insuffisants les efforts qui leur sont demandés: "Nicolas Sarkozy, même quand il a une manifestation de riches, il n'y cède pas, ou encore le fait-il pour un temps limité".

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