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Hollande à bord d'un sous-marin nucléaire en plongée

Le chef de l'État et des armées a embarqué en début d'après-midi dans l'un des sous-marins qui assurent la permanence de la dissuasion nucléaire française. Il s'agit de marquer son attachement à la force de dissuasion. La plongée doit durer trois heures.
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Radio France
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Franceinfo (Franceinfo)

François Hollande s'est rendu cet après-midi à bord du SNLE Le Terrible, actuellement en patrouille dans l'Atlantique. Il s'agit d'un des quatre sous-marins français qui assurent à tour de rôle une permanence à la mer, armée de missiles balistiques à têtes nucléaires.

Une façon de répéter un message déjà formulé pendant la campagne présidentielle : le budget de la dissuasion nucléaire sera maintenu. "Par ma présence, comme chef des armées, et au-delà de vous, je confirme l'engagement qui est le nôtre pour préserver ce qui est un élément essentiel de notre sécurité, c'est-à-dire la dissuasion ", a-t-il déclaré à l'équipage.

Monté à bord en début d'après-midi pour une plongée de trois heures,
François Hollande a notamment assisté à une simulation de lancement de
missile. Le président de la République est le seul à pouvoir ordonner le
tir des vrais engins. Le Terrible est le premier sous-marin équipé des
missiles M51, de portée supérieure à la génération précédente.

Avec son équipage d'une centaine d'hommes, le Terrible est sur le point de rentrer à la base de l'Ile Longue, près de Brest, après 64 jours de mission. Selon l'Elysée le dernier président de la République à s'être trouvé à bord d'un sous-marin nucléaire en plongée est Valéry Giscard d'Estaing, en 1974.

En matière de dissuasion "il faut la suffisance", "on ne peut pas transiger là-dessus" - Jean-Yves Le Drian

Pendant la campagne présidentielle, François Hollande a affirmé son intention de maintenir en l'état la dissuasion nucléaire et ses deux vecteurs, sous-marin et aéroporté.

"On est à un niveau de protection et de garantie de l'intégrité nationale qui est le niveau de la suffisance ", a commenté le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, qui est resté à l'Ile Longue. "Il faut la suffisance, pas plus, parce que ce serait une position agressive. On ne peut pas transiger là-dessus, c'est ce qu'a voulu dire le président de la République aujourd'hui en venant faire cette plongée en sous-marin ".

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