Vote de confiance : les députés PS frondeurs vers une "abstention collective"

Un de leurs chefs de file, Christian Paul, l'a annoncé mardi lors d'une conférence de presse à quelques heures de la rentrée parlementaire.

Le député PS frondeur Christian Paul, le 30 août 2014, à l\'université d\'été du PS de La Rochelle (Charente-Maritime).
Le député PS frondeur Christian Paul, le 30 août 2014, à l'université d'été du PS de La Rochelle (Charente-Maritime). (XAVIER LEOTY / AFP)

Le scrutin promet d'être serré. Les députés PS frondeurs se dirigent vers une "abstention collective" lors du vote de confiance du gouvernement Valls II, prévu mardi 16 septembre à l'Assemblée. Un de leurs chefs de file, Christian Paul, l'a annoncé, mardi 9 septembre, lors d'une conférence de presse organisée à quelques heures de la rentrée parlementaire.

Face à cette menace, le Premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, a appelé ces élus à "la responsabilité politique". Le patron du PS a agité une double menace : "Le retour de Monsieur Sarkozy, qui va être sur une ligne d'une rare violence sur le plan économique, et le Front national, qui rôde à deux pas du pouvoir." Une déclaration réalisée avant la réunion du groupe socialiste à l'Assemblée, et à laquelle assiste aussi le Premier ministre Manuel Valls.

Plus tôt dans la matinée, Jean-Marie Le Guen, secrétaire d'Etat aux relations avec le Parlement, s'était pourtant montré sur France 2 "assez serein" sur l'issue du vote demandé par le Premier ministre à l'Assemblée nationale, "malgré toutes les difficultés de la majorité parlementaire". Une allusion notamment au débarquement du secrétaire d'Etat Thomas Thévenoud pour cause de manquement fiscal, neuf jours après sa nomination lors d'un remaniement surprise.