Le Parti radical de gauche reste au gouvernement avec ses trois ministres actuels

La ministre du Logement Sylvia Pinal participera au gouvernement Valls 2, tout comme le secrétaire d'Etat aux Sports Thierry Braillard et la secrétaire d'Etat à la Francophonie Annick Girardin.

Jean-Michel Baylet et Sylvia Pinel, le 26 mai 2012, à Valence-d\'Agen (Tarn-et-Garonne). 
Jean-Michel Baylet et Sylvia Pinel, le 26 mai 2012, à Valence-d'Agen (Tarn-et-Garonne).  (PASCAL PAVANI / AFP)

Finalement, les radicaux restent au gouvernement. Jean-Michel Baylet, le président du Parti radical de gauche (PRG), annonce mardi 26 août que sa formation serait représentée dans le nouveau gouvernement de Manuel Valls, les trois ministres PRG actuels conservant leurs postes.

"Sylvia Pinel sera maintenue dans sa responsabilité de ministre du Logement et des Territoires. Thierry Braillard reste secrétaire d'Etat aux Sports. Annick Girardin reste aussi dans ses responsabilités de secrétaire d'Etat à la Francophonie", a expliqué le président du PRG à la sortie d'un bureau national de son parti. 

En échange de la participation de son parti au gouvernement Valls 2, le chef des radicaux de gauche affirme avoir obtenu le "maintien des conseils généraux dans les territoires ruraux", qui doivent théoriquement disparaître, conséquence de la réforme territoriale. Le PRG a également obtenu "le respect des accords électoraux" passés avec le Parti socialiste.

"Un remaniement assez limité"

Jean-Michel Baylet a affirmé qu'il ne rentrait "pas personnellement au gouvernement même si l'offre [lui] en a été faite""Il s'agit finalement d'un remaniement assez limité, d'autres perspectives s'ouvriront pour des postes régaliens, je ne l'ai pas caché, ce n'était pas le cas aujourd'hui", a-t-il expliqué. Il a aussi expliqué son refus d'entrer au gouvernement par le fait qu'il devait "continuer [son] travail à la tête du Parti radical de gauche".

"Il faut en avoir envie : je suis en campagne sénatoriale, j'ai un certain nombre également de choses plus personnelles à mener à bien, et enfin j'ai une vision des responsabilités que j'ai envie d'exercer et ce n'était pas possible dans ce remaniement", a encore dit Jean-Michel Baylet, qui est aussi patron de presse. Mais pour lui, "ce qui compte, c'est que la majorité soit unie, rassemblée, que les radicaux soient présents pour porter leur message. Ils ont su peser de tout leur poids."

"L'Europe est en flamme, ce n'est pas le moment de déstabiliser le gouvernement, certains s'en sont chargés largement. Ce n'est pas le moment d'affaiblir la parole de la France", a-t-il encore commenté.