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"Un problème d'ordre du jour du gouvernement" : le rythme de travail des députés critiqué sur les bancs de l'Assemblée nationale

Beaucoup de députés reprochent au gouvernement d'accumuler les textes et d'imposer un rythme "sans repos" à l'Assemblée nationale, alors que "les textes lourds" s'empilent.  

Article rédigé par Julien Langlet
Radio France
Publié
Temps de lecture : 1 min
L'hémicycle de l'Assemblée nationale le 5 juin 2018 (illustration). (MAXPPP)

Les assistants parlementaires ont critiqué "le rythme infernal" imposé ces dernières semaines à l'Assemblée nationale. La cadence provoque aussi des remous sur les bancs de l’hémicycle.

La fatigue se fait sentir...

"On ne se plaint pas... mais quand même un petit peu, avance Philippe Vigier, élu UDI d’Indre-et-Loire. Vous connaissez beaucoup de gens qui travaillent 15 jours de suite, sans repos compensateur ?" Le président de l’Assemblée nationale, François de Rugy, a tenté mardi d’éteindre l’incendie. Il a refusé de siéger le prochain week-end et offert aux oppositions du temps de parole supplémentaire. "Je suis content d’observer que tout d’un coup, il se rend compte du problème, réagit Éric Coquerel, député La France insoumise de Seine-Saint-Denis. C’est avant tout au gouvernement d’arrêter d’avancer comme un bulldozer."

Le gouvernement pointé du doigt

Les Républicains, par la voix de Damien Abad, l'un de leurs vice-présidents, dénoncent l’amateurisme du gouvernement : "Pendant deux mois, on n’a rien fait ou quasiment rien fait et là, on a une succession de textes lourds. Donc, il y a un problème de gestion de l’ordre du jour." De son côté, le socialiste Boris Vallaud  enfonce le clou. "Le gouvernement est responsable de l’ordre du jour. On a le sentiment t aujourd’hui qu’il est plutôt responsable du désordre du jour", lance le député des Landes.

À part les porte-parole, il n’y avait personne mardi à l'Assemblée, pour défendre le gouvernement, excepté – et c’est étonnant – le président de Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan. "Les députés qui se plaignent, qu’ils ne fassent pas ce métier, qu’ils fassent autre chose, tance le député de l’Essonne. De toute façon, c’est temporaire. La plupart ne seront pas réélus, ils seront au repos dans quelques années."   

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