Municipales à Biarritz : un remaniement ministériel en vue si le ministre Didier Guillaume se présente face au maire sortant Michel Veunac

Si le ministre de l'Agriculture persiste à vouloir se présenter, l'exécutif envisage sa démission, selon les informations de franceinfo. De son côté, Didier Guillaume affirme que, si on lui demande de choisir, il choisira d'être tête de liste à Biarritz.

Didier Guillaume, ministre de l\'Agriculture, candidat à la mairie de Biarritz, le 11 janvier 2020.
Didier Guillaume, ministre de l'Agriculture, candidat à la mairie de Biarritz, le 11 janvier 2020. (GAIZKA IROZ / AFP)

Il y aura un mini remaniement ministériel si le ministre de l'Agriculture Didier Guillaume se présente aux élections municipales de Biarritz (Pyrénées-Atlantiques), face à Michel Veunac, le maire sortant. Selon les informations de franceinfo, samedi 25 janvier, La République en marche va investir Michel Veunac, encarté Modem. Ce proche de François Bayrou s'est allié à Jean-Baptiste Lemoyne, le secrétaire d'Etat chargé du tourisme.

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Deux ministres en concurrence aux municipales, la situation est baroque, de l'aveu même d'Edouard Philippe, mais elle doit cesser. Si le ministre de l'Agriculture persiste à vouloir se présenter, l'exécutif envisage sa démission. Un remaniement aura donc lieu dans la foulée. "Il y aurait une logique à ce que les deux quittent le gouvernement", confient certains des collègues des deux ministres. "On ne peut pas incarner la solidarité gouvernementale et se taper dessus dans une campagne", explique l'un d'entre eux.

Colère de François Bayrou

En décidant d'annoncer sa candidature contre le Modem Michel Veunac, Didier Guillaume a déclenché la colère de François Bayrou, le patron du parti centriste, ulcéré d'être défié sur ses terres. Mais selon un autre membre du gouvernement, le ministre de l'Agriculture a également négligé le lien entre Emmanuel Macron et le maire de Biarritz. Michel Veunac est considéré comme un soutien de la première heure du président de la République. Les deux hommes se sont encore rapprochés lors du G7 cet été.

De son côté, Didier Guillaume affirme que, si on lui demande de choisir, il choisira d'être tête de liste à Biarritz. Dans le premier cercle à l'Elysée, le jugement est sévère : "D'un ministre, on attend non seulement, qu'il soit à son poste, mais aussi qu'il fasse preuve de cohérence politique."

Pour remplacer le ministre de l'Agriculture, le nom de Marc Fesneau circule déjà. Le ministre des Relations avec le Parlement, et encarté Modem, affirme ne pas avoir été approché.