Violences faites aux femmes : 102 féminicides commis en 2020, Gérald Darmanin annonce de nouvelles mesures

Dans un entretien au "Parisien" diffusé dimanche soir, le ministre de l'Intérieur a évoqué une série de mesures pour lutter contre les violences conjugales.

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Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, le 26 juillet 2021 à Saint-Etienne-du-Rouvray (Seine-Maritime). (JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP)

En 2020, 102 femmes ont perdu la vie sous les coups de leur conjoint ou ex-conjoint, a annoncé dimanche 1er août le ministre de l'Intérieur dans une interview au Parisien (abonnés). En 2019, 146 féminicides avaient été recensés. Gérald Darmanin a également détaillé une série de mesures destinées à lutter contre les violences faites aux femmes.

"Au terme d’une année marquée par deux confinements, le nombre d'interventions de police et de gendarmerie pour des violences intra-familiales reste très élevé", a commenté Gérald Darmanin, qui évoque "plus de 400 000" interventions, "soit 45 interventions par heure". Selon le ministre, elles "sont en train de devenir le premier motif d'intervention des policiers et gendarmes, devant tous les autres".

Le traitement des plaintes pour violences conjugales devra être "prioritaire"

Pour lutter contre ces violences, Gérald Darmanin plaide pour que "chacun des commissariats et brigades de gendarmerie" soit doté d'un "officier spécialisé dans les violences conjugales". Celui-ci "devra s'assurer du suivi des dossiers" et "assurer la coordination avec les autres services publics et les collectivités". "Dès la fin août, un responsable national sera nommé auprès de chacun des directeurs généraux de la police, de la gendarmerie et du Préfet de police, sur le modèle de ce qui existe en matière de terrorisme et de drogue", poursuit-il. Pour faire face à un nombre accru des procédures judiciaires, Gérald Darmanin promet par ailleurs de favoriser le recrutement d'officiers de police judiciaire.

Interrogé sur le féminicide de Mérignac, dont le rapport d'inspection a pointé des failles dans le suivi du conjoint violent et la protection de la victime, le ministre de l'Intérieur reconnaît "une mauvaise organisation de la police nationale en Gironde". "Le délai a été beaucoup trop long entre le moment où la plainte a été reçue et celui où les intéressés devaient être auditionnés", poursuit-il. "Dès ce lundi, j’exigerai que partout en France, le traitement des plaintes pour violences conjugales soit prioritaire", ajoute Gérald Darmanin. 

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