Les voyages en train gratuits pour les policiers, "ce n'est pas un cadeau, c'est un service" à la population, selon David Le Bars (SCPN)

À partir du 1er janvier 2022, les policiers pourront voyager gratuitement dans les trains de la SNCF lors de leurs trajets domicile-travail s'ils sont armés et s'ils se signalent au chef de bord.

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Radio France
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Des agents attendent près d'un train TGV en provenance d'Espagne à la gare de Perpignan, le 13 novembre 2020. (RAYMOND ROIG / AFP)

"Ce n'est pas un cadeau qui est fait aux policiers, c'est un service réciproque qui est fait au profit de la population", a expliqué samedi 4 septembre sur franceinfo David Le Bars, secrétaire général du SCPN, le Syndicat des commissaires de la police nationale, après l'annonce par le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin de voyages en train gratuits pour les policiers – sous conditions – à partir du 1er janvier 2022. "Mais il reste à voir quelles sont les modalités d'application", souligne David Le Bars.

"Il faut considérer que le policier va se signaler au contrôleur pendant un trajet en train, que le policier est susceptible d'être requis et d'intervenir, y compris dans des scènes très graves, d'agression ou des scènes d'attentat", appuie David Le Bars. Il y a donc la nécessité de "discuter avec le ministre pour savoir comment on fait pour faire en sorte qu'un policier intervienne dans des situations acceptables".

Un cadre d'intervention à préciser

David Le Bars rappelle que les policiers le sont "H 24". Ils doivent faire preuve "de courage et de sang-froid", notamment pour intervenir "dans un milieu confiné". "Dans un milieu clos, l'usage des armes face à une attaque qui peut être grave pose question", alerte le représentant du SCPN. "Il va falloir que l'on pose les bases de la façon dont la police, dans cette situation, pourra, ou pas, intervenir", assure-t-il.

David Le Bars plaide aussi pour qu'il y ait une "bonne formation initiale" des policiers, et "une bonne formation continue, ce qui n'est pas le cas dans la police nationale. On ne fait que trois tirs par an, on tire 90 cartouches. C'est bien trop peu par rapport à des policiers municipaux ou à des militaires". Il attend également que soit "impérativement renforcé la déontologie et la connaissance de la loi" et que soit défini "un cadre d'intervention si cela doit être un milieu clos, comme un train".

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