Le ministre de l'Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, accusé de viol, a été entendu par la police

Gérald Darmanin, ministre de l'Action et des Comptes publics, a été entendu lundi par la police dans le cadre de l'enquête pour viol qui le vise, a appris franceinfo de source judiciaire. 

Gérald Darmanin, le ministre des Comptes publics au palais de l\'Elysée à Paris, le 3 janvier 2018.
Gérald Darmanin, le ministre des Comptes publics au palais de l'Elysée à Paris, le 3 janvier 2018. (AFP)

Le ministre de l'Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, a été entendu lundi 12 février en audition libre par la police dans le cadre de l'enquête pour viol qui le vise a appris franceinfo de source judiciaire. La procédure en est au stade de l'enquête préliminaire et l'audition libre de Gérald Darmanin signifie qu'il n'y a pas eu de garde à vue. 

La plaignante, Sophie Spatz, âgée de 46 ans, accuse le ministre, alors chargé de mission des services juridiques de l'UMP, de l'avoir violée en mars 2009, dans une chambre d'hôtel, en échange d'une intervention dans un dossier judiciaire la concernant.

Enquête classée sans suite en 2017

Le ministre avait déposé une plainte en juin 2017 contre son accusatrice, Sophie Spatz, pour dénonciation calomnieuse. Dans ce dossier, une première enquête avait été classée sans suite en juillet dernier car Sophie Spatz, qui avait déposé sa plainte peu de temps après l'entrée de Gérald Darmanin au gouvernement, n'avait pas répondu aux convocations des enquêteurs.

La procédure avait finalement été rouverte le 22 janvier. Sophie Spatz a fait savoir qu'elle était désormais prête à répondre aux questions des enquêteurs.

Le jeune ministre de 35 ans a contesté formellement les accusations sur franceinfo le 15 janvier. Il garde le soutien du gouvernement et du président de la République en vertu de la règle selon laquelle seule une mise en examen peut entraîner une
exclusion automatique.

L'un des avocats de Gérald Darmanin a reconnu que le ministre de l'Action et des Comptes publics avait eu une relation sexuelle librement consentie avec son accusatrice.