Accusation de viol : Gérald Darmanin convoqué par les juges comme témoin assisté

L'audition, qui devait se tenir mardi 2 decembre, a été reportée à une date inconnue.

Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, dans la cour de l'Elysée (Paris), le 2 décembre 2020. (THOMAS COEX / AFP)

Gérald Darmanin sera prochainement entendu par les juges comme témoin assisté, dans le cadre d'une accusation de viol qui le vise. Cette qualité de "simple témoin assisté signifie qu'aucune mise en examen n'est envisagée", ont réagi ses avocats Mathias Chichportich et Pierre-Olivier Sur auprès de l'AFP, mercredi 3 décembre.

La date n'est pas encore connue. Le ministre de l'Intérieur aurait dû être entendu mardi 2 décembre, mais ses avocats ont demandé un report de l'audition "en raison d'une contrainte professionnelle majeure". "Gérald Darmanin avait demandé dès le 23 juillet à être auditionné par la juge d'instruction (...) Nous avons d'ores et déjà indiqué qu'il se rendrait disponible pour toute nouvelle audition, ajoutent ses conseils. Pour mémoire, cette procédure fait suite à deux classements sans suite du parquet de Paris et une ordonnance de non-lieu d'un juge d'instruction."

Une accusation de viol en 2009

La cour d'appel de Paris a ordonné mi-juin la reprise des investigations concernant une accusation de viol en 2009 visant Gérald Darmanin, près de deux ans après une ordonnance de non-lieu, annulée par la Cour de cassation en novembre 2019 pour des raisons procéduralesEn juin, la chambre de l'instruction de la cour d'appel n'a pas suivi les réquisitions du parquet général et estimé, selon une source judiciaire, que la magistrate instructrice "ne pouvait se fonder uniquement sur les résultats de l'enquête préliminaire" pour refuser de relancer les investigations dans cette affaire.

Gérald Darmanin est accusé par une femme, Sophie Patterson-Spatz, de viol, harcèlement sexuel et abus de confiance. Cette dernière s'était à l'époque adressée à l'élu, alors chargé de mission au service des affaires juridiques de l'UMP (ancêtre de LR), pour tenter de faire annuler une condamnation de 2004 pour chantage et appels malveillants contre un ex-compagnon. "Les faits sont à l'instruction et les actes passés ou à venir couverts par le secret", confie une source judiciaire à franceinfo.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.