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Génocide arménien : le gouvernement ne présentera pas de nouveau texte avant la présidentielle

Censurée par les Sages, la loi pénalisant la négation du génocide arménien ne fera pas l’objet d’un nouveau texte avant la prochaine législature, a annoncé Jean-François Copé, le secrétaire général de l'UMP, mercredi 29 février.
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Quelles sont les principales mesures proposées par les candidats ? (© DSK / AFP)

Censurée par les Sages, la loi pénalisant la négation du génocide arménien ne fera pas l'objet d'un nouveau texte avant la prochaine législature, a annoncé Jean-François Copé, le secrétaire général de l'UMP, mercredi 29 février.

Contrairement à ce que souhaitait Nicolas Sarkozy, le texte pénalisant la négation des génocides ne sera pas l'objet d'un nouveau texte au Parlement avant la prochaine législature. Soit après les élections législatives de juin prochain.

"Le problème, c'est que malheureusement, les travaux du parlement sont achevés et nous n'avons pas la possibilité d'inscrire ce texte à l'ordre du jour", a déclaré Jean-François Copé, le secrétaire général de l'UMP lors de son point presse hebdomadaire.

Le Parlement devrait en effet suspendre ses travaux le 6 ou 7 mars afin de permettre aux députés et sénateurs de se consacrer à la campagne présidentielle. Une tradition républicaine.

"Sarkozy a déjà bien trop forcé sa chance"

Retoquée par le Conseil constitutionnel, Nicolas Sarkozy, via l'Elysée, avait pourtant annoncé dans la foulée qu'il chargerait le gouvernement de présenter un nouveau projet de loi, confirmant ce qu'il avait déjà annoncé en conseil des ministres le 1er février.

"Il faudra attendre la prochaine législature", s'est contenté de confirmer le député-maire de Meaux. Ce nouveau calendrier devrait désamorcer les tensions diplomatiques entre la France et la Turquie. "Sarkozy a déjà bien trop forcé sa chance. S'il la force encore, cette fois cela passera comme une déclaration de guerre à la culture française, au droit français et à l'état de droit français", a déclaré le chef de la diplomatie turque Ahmet Davutoglu.

"Auparavant, il a déclaré la guerre à la liberté d'opinion et à l'histoire. Maintenant, il aura déclaré une guerre ouverte avec le Conseil constitutionnel", a-t-il ajouté lors d'un entretien sur la chaîne publique TRT, retranscrit par l'agence de presse Anatolie.

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