Un dirigeant du FN mis en examen dans le cadre de l'enquête sur le financement du parti

Jean-François Jalkh a été mis en examen en tant que secrétaire général de Jeanne, le micro-parti de Marine Le Pen, notamment pour escroqueries. Ces délits sont susceptibles d'avoir été commis lors des législatives de 2012.

La présidente du Front national, Marine Le Pen, aux côtés de Jean-François Jalkh, le 20 janvier 2011 à Nanterre (Hauts-de-Seine).
La présidente du Front national, Marine Le Pen, aux côtés de Jean-François Jalkh, le 20 janvier 2011 à Nanterre (Hauts-de-Seine). (JACQUES DEMARTHON / AFP)

L'enquête se poursuit autour du financement des campagnes électorales du Front national. Jean-François Jalkh, vice-président chargé des affaires juridiques du parti, a été mis en examen, annoncent des sources concordantes à l'AFP, vendredi 22 mai. L'eurodéputé est mis en cause en tant que secrétaire général de Jeanne, le microparti dirigé par des proches de Marine Le Pen, également mis en examen dans cette affaire.

Jean-François Jalkh a été mis en examen pour escroqueries, abus de confiance et acceptation par un parti politique d'un financement provenant d'une personne morale, en l'occurrence la société de communication Riwal, a précisé une source proche du dossier. Ces délits sont susceptibles d'avoir été commis lors des législatives de 2012.

"Il n'y a eu à aucun moment une intention frauduleuse de notre part"

Un proche de Marine Le Pen, Frédéric Chatillon, a également été mis en examen dans ce dossier : il dirige l'entreprise Riwal, qui conçoit et réalise l'essentiel des documents de campagne électorale du FN. Les enquêteurs soupçonnent des responsables de Jeanne et de Riwal d'avoir mis en place un système frauduleux d'enrichissement et de financement politique illégal avec de l'argent public.

"Il n'y a eu à aucun moment une intention frauduleuse de notre part, assure Jean-François Jalkh à l'AFP. Ce dispositif a été exposé à la commission des comptes de campagne qui l'a validé. On ne peut à aucun moment conclure que les pouvoirs publics ont été dans l'ignorance du dispositif. L'abus de confiance et l'escroquerie ne peuvent donc être caractérisés." C'est la huitième mise en examen dans ce dossier.