Soupçons d'emploi fictif : le domicile de la députée RN de Gironde Edwige Diaz perquisitionné

L'affaire concerne l'époque où Edwige Diaz était l'assistante parlementaire de Jacques Colombier, eurodéputé de 2018 à 2019.

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Radio France
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La députée RN de Gironde, Edwige Diaz, le 12 juin 2022. (THIBAUD MORITZ / AFP)

Le domicile de la députée RN de Gironde, Edwige Diaz, a été perquisitionné lundi 5 décembre, dans le cadre d'une enquête sur des soupçons d'emploi fictif d'assistante parlementaire européenne, a appris France Bleu Gironde auprès de l'avocat de l'élue du Rassemblement national, confirmant une information de Libération. L'affaire concerne l'époque où Edwige Diaz était l'assistante parlementaire de Jacques Colombier, eurodéputé de 2018 à 2019. Ce dernier a d'ailleurs été placé en garde à vue ce lundi et son domicile perquisitionné, a appris France Bleu Gironde auprès du député RN Grégoire de Fournas.

Après un signalement de l'association Anticor, le parquet de Bordeaux a saisi le parquet européen en juillet 2021. Depuis, celui-ci dirige en France une enquête préliminaire pour "détournements de fonds publics, complicité et recel". Dans un communiqué de presse publié le 5 décembre, le parquet européen précise que les faits sont susceptibles "d'avoir été commis en 2018 et 2019". Dans le cadre de cette enquête, des perquisitions ont été menées dans les locaux de l'Assemblée nationale et en Gironde. Les investigations ont été confiées au service d'enquête judiciaire des finances, sous la direction du parquet européen.

"Pas une minute de travail qui ne soit pas justifiée"

"Nous n'avons pas l'ombre d'un doute", rétorque à France Bleu Gironde l'avocat d'Edwige Diaz, Alexandre Varaut. Il assure qu'il "n'y a pas une minute [de travail] qui ne soit pas justifiée". "Nous pouvons regarder n'importe quel officier de police, n'importe quel magistrat dans les yeux et affirmer que tout est justifié à chaque instant", rétorque l'avocat. Alexandre Varaut explique que sa cliente "avait un emploi à mi-temps et elle a travaillé même plus qu'à mi-temps, nous en avons la preuve". "Il n'y a aucune espèce d'inquiétude", ajoute-t-il. Le député RN de Gironde Grégoire de Fournas dénonce pour sa part des "accusations farfelues qui viennent très certainement d'adversaires politiques qui cherchent à nous nuire".

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