Assistants parlementaires du FN : le Parlement européen lève l'immunité de Jean-Marie Le Pen

Le Parlement européen a voté mardi matin la levée de l'immunité du cofondateur du Front national, devenu le Rassemblement national. 

Jean-Marie Le Pen lors d\'une session du Parlement européen à Strabsourg, le 15 janvier 2019.
Jean-Marie Le Pen lors d'une session du Parlement européen à Strabsourg, le 15 janvier 2019. (ALEXEY VITVITSKY / SPUTNIK / AFP)

Le Parlement européen a voté, mardi 12 mars, la levée de l’immunité parlementaire du député Jean-Marie Le Pen, sur demande des juges parisiens qui instruisent l’affaire des emplois présumés fictifs des assistants parlementaires du Rassemblement national, ex-Front national.

Après d’autres membres du parti d’extrême droite, dont sa fille Marine, qui le préside depuis 2011, Jean-Marie Le Pen est menacé d’une mise en examen pour "abus de confiance", "recel d’abus de confiance", "escroquerie en bande organisée", "faux et usage de faux" ainsi que pour "travail dissimulé par dissimulation de salariés".

Immunité levée aussi pour Dominique Bilde 

La justice soupçonne la formation lepéniste d'avoir mis sur pied un système frauduleux consistant à faire embaucher certains de ses permanents en qualité d'assistants parlementaires, rémunérés avec des deniers européens, sans jamais travailler, ou seulement marginalement, pour l’institution européenne.

Selon les informations communiquées par la justice française au Parlement européen, le cofondateur et ancien président du Front national est soupçonné d’avoir mis en place ce mécanisme révélé par le Parlement européen en 2015.

L'institution a également levé mardi l’immunité de Dominique Bilde, eurodéputée du Rassemblement national, visée pour des faits similaires.