Cet article date de plus de quatre ans.

Hollande "regrette profondément" ses propos polémiques sur les juges, ressentis "comme une blessure par les magistrats"

Deux des plus hauts magistrats de France ont dénoncé une "humiliation", jeudi. Le président a tenu à s'expliquer dans un courrier envoyé, vendredi, au Conseil supérieur de la magistrature.

Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Le président de la République quitte le conseil des ministres à l'Elysée à Paris, le 12 octobre 2016. (ALAIN JOCARD / AFP)

Des regrets qui sonnent comme des excuses. Dans un courrier envoyé, vendredi 14 octobre, au Conseil supérieur de la magistrature, François Hollande "regrette profondément ce qui a été ressenti comme une blessure par les magistrats". Les propos qu'il tient à propos de la justice dans le recueil d'entretiens Un président ne devrait pas dire ça... avait scandalisé la profession.

Le chef de l'Etat y déclarait aux journalistes du Monde Gérard Davet et Fabrice Lhomme : "Cette institution, qui est une institution de lâcheté... Parce que c'est quand même ça, tous ces procureurs, tous ces hauts magistrats, on se planque, on joue les vertueux... On n'aime pas le politique. La justice n'aime pas le politique..." Les magistrats ont annoncé dans la foulée qu'ils prennaient acte d'un "début d'explication".

Des propos "sans rapport avec la réalité de la pensée" du président

Pour éteindre la polémique, le président de la République écrit dans son courrier que les propos publiés dans le livre "sont sans rapport avec la réalité de ma pensée comme avec la ligne de conduite et d'action que je me suis fixée comme président de la République, garant de l'indépendance de l'autorité judiciaire".

Il ajoute : "Je regrette profondément ce qui a été ressenti comme une blessure par les magistrats dont je mesure, chaque jour, le courage et le dévouement dans la mission difficile qui est la leur". Une journaliste de France Inter a tweeté la teneur de la lettre :

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.