Vidéo Pour François Hollande, "aucun vêtement, aucun signe religieux ne doit être dans l'institution scolaire"

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Dimanche en politique :  Pour François Hollande, "aucun vêtement, aucun signe religieux ne doit être dans l'institution scolaire"
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Article rédigé par
F. Letellier - France 3
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Dimanche 16 octobre, Francis Letellier reçoit l'ancien président de la République, François Hollande. Il s'exprime, entre autres, sur la laïcité, la taxation des superprofits et la guerre en Ukraine. 

La date du 16 octobre marque l'anniversaire de la mort de Samuel Paty, professeur d'histoire-géographie assassiné après avoir montré des caricatures du prophète Mahomet en classe. Au cours des derniers jours, plusieurs enseignants ont été menacés pour les mêmes raisons. Le signe d'une montée de communautarisme ? "Il y a une montée depuis déjà plusieurs années de ce qu'on appelle le salafisme, et un islamisme rampant qui essaye de faire pression, notamment sur l'institution scolaire, pour qu'il y ait des relâchements par rapport aux lois (…) qui permettent que les religions ou les signes religieux n'aient pas leur place dans les écoles de la République", commente François Hollande, reçu, dimanche 16 octobre, sur le plateau de "Dimanche en politique" par Francis Lettelier. 

L'ancien président rappelle l'existence de la loi de 2004 interdisant les signes religieux à l'école, votée sous Jacques Chirac. "Aucun vêtement, aucun signe religieux ne doit être dans l'institution scolaire. (…) il faut être ferme, mais il faut avoir la loi, rien que la loi et toute la loi", tranche-t-il. 

49-3, superprofits et guerre en Ukraine 

Le gouvernement pourrait faire usage du 49-3 pour faire passer la réforme des retraites. Selon François Hollande, l'essentiel est désormais de prendre une décision. "Lorsque le débat a eu lieu, et qu'il n'y a pas de majorité, la Constitution prévoit que le recours au 49-3 est possible", rappelle-t-il. "À un moment, il faut que le budget soit voté", poursuit l'ancien président. 

Le PDG de Total, Patrick Pouyanné, s'est augmenté de 50 % et gagne désormais 5,9 millions par an. Le groupe va verser 2,6 milliards aux actionnaires. "Mon ennemi, c'est la finance", déclarait François Hollande en 2012. Dix ans plus tard, il estime que "lorsqu'il y a des profits élevés, il est normal que ce soit l'impôt qui puisse récupérer une partie de ces profits". Il suggère d'augmenter l'impôt sur les sociétés "pour les bénéfices les plus importants", "au-delà d'un certain montant de bénéfices". 

Concernant la guerre en Ukraine, François Hollande est ferme. "Hélas, la guerre va continuer. Parce que les Ukrainiens vont vouloir récupérer les territoires qui leur appartiennent, [et]  parce que Vladimir Poutine considère qu'il n'en a même pas assez". Selon l'ancien président, l'idée de négociations proposée par Emmanuel Macron ne tient pas. "Aujourd'hui pour les Ukrainiens, toute négociation serait une victoire pour Vladimir Poutine", dit-il. 

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