DIRECT. Regardez la conférence de presse de rentrée de François Hollande

Le président de la République répond aux questions des journalistes à l'occasion de la quatrième conférence de presse de son quinquennat. 

Le président de la République François Hollande, le 18 septembre 2014, à l\'Elysée, lors de sa quatrième conférence de presse de son mandat.
Le président de la République François Hollande, le 18 septembre 2014, à l'Elysée, lors de sa quatrième conférence de presse de son mandat. ( PATRICK KOVARIK / AFP)
Ce qu'il faut savoir

L'exercice pourrait être "le plus périlleux depuis le début de son quinquennat", selon les observateurs. François Hollande répond aux questions de 350 journalistes, jeudi 18 septembre, pour la quatrième conférence de presse organisée à l'Elysée depuis son élection, en mai 2012. France 2 et francetv info sont mobilisés pour vous faire vivre cet événement : David Pujadas a réuni des experts et des éditorialistes pour le commenter.

 Deux jours après le discours de politique générale de Manuel Valls, qui a soumis son gouvernement au vote de confiance de l'Assemblée nationale, le président devrait être interrogé sur l'état de la majorité, ainsi que sur les conséquences de l'affaire Thévenoud

 Croissance au point mort, déficit public qui dérape, chômage au plus haut... Les questions sur la situation économique de la France ne devraient pas non plus manquer. François Hollande devrait également préciser les annonces de Manuel Valls sur la suppression de la première tranche d'imposition

 Et sa vie privée ? Lors de sa dernière conférence de presse, le 14 janvier, François Hollande était revenu sur les révélations de Closer sur sa relation avec Julie Gayet. Six mois plus tard, c'est le livre de Valérie Trierweiler qui pourrait donner lieu à de nouvelles interrogations. 

Retrouvez ici l'intégralité de notre live #HOLLANDE

20h44 :  Avant le début de "Des paroles et des actes", consacrée à la conférence de presse du président, voici ce qu'il faut retenir du grand oral de François Hollande. Séance de rattrapage.

20h25 : "Il veut faire du Schröder, et demande du temps pour ça. Ce n'est pas très exaltant." Le député frondeur Laurent Baumel, contacté par francetv info, n'a pas été convaincu par François Hollande qui faisait face à la presse.

20h08 : "Absence de résultats sur le plan économique, inquiétude des Français, Europe passoire, faible croissance, déflation, crise du vivre-ensemble, François Hollande s'est apitoyé sur le sort des Français sans remettre en cause une seule fois sa politique sociale et économique."
 Dans un communiqué, Nicolas Dupont-Aignan a réagi au grand oral du chef de l'Etat. "François Hollande a commenté avec une étrange lucidité les dégâts de la politique qu'il mène depuis 2012", analyse-t-il.

19h31 : "Le président de la République n’a pas pris la mesure de la profonde crise de confiance que traverse notre pays. (...) Les Français n’attendaient pas de M. Hollande qu’il peine près d’une heure durant à se trouver des excuses, mais qu’il leur présente des excuses."

 Dans un communiqué, le secrétaire général de l'UMP, Luc Chatel, estime qu'au cours de sa conférence de presse, François Hollande n'a "fait que contribuer à renforcer les ambiguïtés"

19h29 :  Le président de la République est brièvement revenu sur l'affaire Thévenoud. Selon lui, l'ancien secrétaire d'Etat au Commerce extérieur n'est pas "digne" de rester député après avoir été poussé à la démission du gouvernement au début du mois de septembre en raison de problèmes avec le fisc. Le chef de l'Etat prône l'exemplarité. Explications.

19h28 :  On vous rappelle que vous pouvez suivre, sur notre site et en direct, un débat entre plusieurs éditorialistes : Laurent Joffrin de Libération, Anna Cabana du Point, Michèle Cotta d'Europe 1 et Guillaume Tabard du Figaro.

19h23 :  Sans surprise, les députés UMP raillent la prestation du président de la République. Exemple avec Eric Ciotti, élu des Alpes-Maritimes, et Daniel Fasquelle, élu du Pas-de-Calais. 

19h20 : "Beaucoup peuvent considérer que dans cette période difficile, il était nécessaire de rappeler et réaffirmer l'engagement du président pour la France."

Interrogé à la sortie de l'Elysée, Stéphane Le Foll justifie cette conférence de presse, neuf mois seulement après la précédente.

19h18 :  Sur Twitter, la porte-parole du groupe PS à l'Assemblée salue évidemment la prestation du chef de l'Etat, mais regrette l'horaire de la conférence de presse.

19h22 :  Voici l'extrait où François Hollande réaffirme que la France ne paie pas de rançons pour libérer ses otages : 

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19h14 :  La conférence de presse de François Hollande est terminée. Voici, à chaud, ce qu'il faut en retenir :

• Le chef de l'Etat est longuement revenu sur les questions internationales, annonçant, notamment, que la France allait fournir un soutien militaire aérien à l'Irak pour lutter contre les terroristes de l'Etat islamique.

• Sur le plan intérieur, François Hollande a défendu, point par point, ses décisions, n'exprimant aucun regret, et affirmant que si "les résultats tardent à venir, ils viendront". Il a également ajouté, qu'à ses yeux, la réduction du déficit public "n'est pas la première priorité". Une inflexion qui plaira sans doute à l'aile gauche de la majorité.

• Enfin, sur le plan personnel, le président de la République a, sans surprise, été questionné sur le livre de son ex-compagne Valérie Trierweiler, mais a refusé de répondre, se contentant de rappeler son attachement au "respect de la fonction présidentielle"

19h14 :  "Ça ne conduit pas à l'isolement, ça n'éteint pas des douleurs. Mais ça donne une expérience et, aujourd'hui, j'ai l'expérience qui permet d'affronter toutes les situations. C'est dur ! C'est dur de me séparer de Jean-Marc Ayrault. Mais ce qui m'a paru le plus nécessaire, c'est d'être dur avec moi-même, parce que je l'ai été", répond François Hollande à cette dernière question.

19h13 :  Dans ce cas, pourquoi des journalistes allemands ont-ils publié la somme versée par la France lors de la dernière libération d'otages ?

19h13 :  La France paye pour faire libérer ses otages !

19h13 :  François Hollande vient d'affirmer une nouvelle fois que la France ne paie pas de rançons pour faire libérer ses otages, une explication qui ne vous convainc pas dans les commentaires.

19h12 :  C'est la dernière question de cette conférence de presse : "Qu'avez-vous appris sur vous-même de l'exercice du pouvoir ?", interroge un journaliste d'i-Télé.

19h10 :  François Hollande revient sur la situation en Libye, où la France a aidé les rebelles à renverser le régime de Kadhafi, ce qui a provoqué une profonde crise politique. Il plaide pour une action des Nations unies et de la communauté internationale, pas pour une action française solitaire.

19h09 :  Le secrétaire d'Etat américain, John Kerry, vient de saluer l'annonce par François Hollande, plus tôt dans cette conférence de presse, de frappes militaires françaises contre l'Etat Islamique en Irak.

19h08 :  "La Libye est un sujet de très grave préoccupation. Nous savons qu'il y a des risques d'éclatement, de chaos, qu'il y au sud de la Libye une concentration de groupes terroristes, souvent ceux que nous avons chassé du Mali. La France ne peut pas être présente sur tous les terrains."

19h11 : "Les règles que je me suis imposées depuis 2012 sont que la France ne paye pas de rançon, ne pratique pas d'échange de prisonniers – ce qui ne veut pas dire que d'autres pays ne le font pas, certains l'ont fait pour nous aider. Nous considérons qu'il faut tout faire, cela peut prendre un temps inouï."

 Interrogé sur les libérations d'otages et les négociations avec les geôliers, François Hollande assure que la France ne paie pas de rançons.

19h05 :  La conférence de presse va s'achever dans quelques minutes. Vous pourrez ensuite suivre l'analyse qu'en tirent plusieurs éditorialistes, en direct sur France 2 et sur francetv info.

Et ce soir, à partir de 20h45, plusieurs responsables politiques (Jean-Christophe Cambadélis, Nathalie Kosciusko-Morizet, Marine Le Pen, François Bayrou et Pierre Laurent) débattront dans "Des paroles et des actes", une émission que vous pourrez également suivre en direct sur notre site.

19h02 :  Existe-t-il une rivalité entre le président de la République et le Premier ministre ? Non, Manuel Valls lui est loyal, assure François Hollande.

19h08 :  "Dans notre pays, tout le monde veut réformer ! Des réformes, des réformes ! Mais dès que cela tombe sur vous, 'Oh bah non, pas nous !' Les professions réglementées, je sais ce qu'elles représentent, on a besoin de ce réseau. Mais c'est le citoyen qui doit gagner. Je veux faire des réformes utiles."

18h59 :  Sur la guerre récente dans la bande de Gaza, François Hollande se défend : "J'ai dénoncé dès le départ le fait que des roquettes aient pu être tirées."

18h57 :  François Hollande évoque le conflit israélo-palestinien. Début juillet, alors qu'Israël lançait l'opération "Bordure protectrice" en représailles à des roquettes tirées depuis la bande de Gaza, il avait été reproché à la France d'avoir adopté une posture hésitante, et une communication fluctuante, entre soutien à Israël et soutien à Gaza. 

18h55 :  Alors que François Hollande vient de botter en touche une question sur Valérie Trierweiler, celle-ci se fait remarquer sur Twitter. Elle a fait savoir son désintérêt pour la conférence de presse de son ex-compagnon en retweetant la photo d'un plat cuisiné par son fils.

18h54 :  Sans surprise, le chef de l'Etat répond très brièvement à une question sur sa vie privée – elle était attendue –, mais ne souhaite pas s'étendre sur ce sujet.

18h53 : Interrogé sur sa vie privée et sur la publication du livre de Valérie Trierweiler, François Hollande répond : "Je me suis déjà exprimé sur cette question. J'ai évoqué le respect de la fonction présidentielle. Et je ne donnerai pas d'autre réponse."

18h50 :  Voici la déclaration de François Hollande sur la hausse de la TVA, dont le taux ne changera pas, assure-t-il.


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18h50 : "J'ai choisi Manuel Valls pour ses qualités, pour son courage, pour son sens de l'Etat et pour sa loyauté. Je sais que, jusqu'au bout, il servira l'Etat."

 François Hollande réaffirme que tout va bien au sein du couple exécutif, et que Manuel Valls n'est pas son rival, contrairement à ce que certains affirment.

18h46 :  "Je ne veux pas qu'on puisse penser, au terme de mon quinquennat, qu'il n'y ait pas un ministre, un député, qui ne soit pas en ordre." François Hollande revient sur le devoir d'exemplarité dont la classe politique doit faire preuve.

18h45 : "Quand on ne paie pas ses impôts, quand on a un compte à l'étranger, quand d'autres parlementaires ont des ennuis avec la justice : ce sont des blessures qui sont faites à la démocratie."
 Interrogé sur l'affaire Thévenoud, François Hollande rappelle qu'il a décidé de créer la Haute autorité pour la transparence, après le scandale Cahuzac.

18h45 :  "Le déficit public, ce n'est pas la première priorité." Voilà une phrase qui devrait réjouir, au moins sur la forme, l'aile gauche de la majorité, qui demande à l'exécutif de lâcher du lest dans le rétablissement des finances publiques, au profit de la croissance et du pouvoir d'achat des ménages.

18h43 :  "Je ne pense pas qu'une économie comme la France puisse faire le rétablissement de sa compétitivité et [en même temps] faire le rétablissement de ses comptes publics. Le déficit public, c'est un point important mais avec les taux d'intérêt faibles, ce n'est pas la première priorité. Il y a d'abord nécessité de faire le choix de l'emploi, de la croissance, de la compétitivité." 

18h47 :  François Hollande rappelle que Nicolas Sarkozy avait prévu d'augmenter la TVA, de 19,6% à 21,2%. "Ça avait été voté (...). J'ai supprimé cette hausse, rappelle François Hollande. Mais nous avons quand même augmenté la TVA, de 19,6% à 20%. Mais ce n'est que 0,4%." 

Il oublie, au passage, de rappeler que la TVA réduite à 5,5% a également été revue à la hausse, en étant portée à 7%, et que le taux intermédiaire est passé de 7 à 10%.

18h37 :  Alors que le gouvernement a manqué de clarté, hier, en annonçant que la première tranche de l'impôt sur le revenu allait être supprimée, François Hollande tente de faire davantage de pédagogie sur ce sujet. Mais il passe rapidement à une autre question, portant sur la TVA.

Pas sûr que les Français aient mieux compris qu'hier à qui profiterait exactement la suppression de la première tranche de l'impôt sur le revenu...

18h36 :  "Il n'y aura pas de hausse de la TVA", confirme François Hollande.

18h42 :  "Il n'y aura pas d'augmentation de l'impôt sur le revenu sur les autres catégories [après l'annonce de la suppression de la première tranche]. Il ne s'agit pas de prendre aux uns pour permettre l'allègement des autres."
François Hollande annonce que la suppression de la première tranche de l'impôt sur le revenu sera financée par deux milliards d'économies supplémentaires, et non par une augmentation du taux de prélèvement des tranches supérieures.

18h37 : "Pourquoi j'ai fait autant de commémorations ? Parce qu'à chaque fois, j'ai rappelé l'Histoire."

 Le président évoque ainsi les soldats africains et maghrébins présents lors du débarquement de Provence pendant la seconde guerre mondiale ou "les hommes et les femmes venus libérer la France le 6 juin 1944". Il conclut : "Quand on a cette histoire-là, on peut avoir un avenir."

18h40 :  "Je ne suis pas candidat" à ma succession, a affirmé tout à l'heure le chef de l'Etat. "Pour le moment", aurait-il pu ajouter. François Hollande préfère, en effet, se contenter d'expliquer qu'il veut honorer son mandat "jusqu'au bout".

18h31 :  On n'en a rien a faire d'une candidature en 2017, le problème n'est pas là. Avant de spéculer pensons au présent.

18h31 :  Déjà 3 questions concernant la candidature de François Hollande en 2017... Avec tous les problèmes que les français ont en ce moment, il n'y a pas d'autres questions à poser ?!

18h31 :  Mais pourquoi les journalistes posent-ils la question de savoir ce qu'il fera en 2017 ? on s'en fiche ! Les français veulent des réponses sur ce qu'il veut faire contre le chômage, c'est tout !

18h31 :  Beaucoup de questions adressées par les journalistes à François Hollande concernent ses projets pour l'élection présidentielle de 2017. Un sujet qui ne vous semble pas important.

18h30 :  Conscient du "ras-le-bol fiscal" pointé depuis des mois au sein même du gouvernement, le chef de l'Etat rappelle une nouvelle fois l'état des finances publiques pour justifier ses choix.

18h28 :  François Hollande a évoqué la démission de Thomas Thévenoud du gouvernement. Pour lui, l'ancien secrétaire d'Etat au Commerce n'est pas digne de rester député.