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François Hollande veut "donner du sens" à la présence française dans l'OTAN

Après avoir confirmé que la France resterait dans le commandement intégré de l’OTAN s’il était élu, François Hollande, via son équipe de campagne, a annoncé vouloir rééquilibrer l’action de la France "en faveur de l'Europe de la défense".
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François Hollande lors d'un hommage aux soldats tués en Afghanistan (20 janvier 2012) (FRED DUFOUR / AFP)

Après avoir confirmé que la France resterait dans le commandement intégré de l'OTAN s'il était élu, François Hollande, via son équipe de campagne, a annoncé vouloir rééquilibrer l'action de la France "en faveur de l'Europe de la défense".

Lundi 27 février, en direct sur TF1, François Hollande prend position sur le maintien de la France dans le commandement intégré de l'OTAN. Une œuvre de Nicolas Sarkozy, ratifié par le Parlement contre l'avis du Parti socialiste le 17 mars 2009.

Critiqué par le Parti de gauche notamment, qui voit en l'OTAN une "alliance belliciste qui n'a aucune légitimité", et par Gérard Longuet, le ministre de la défense qui accuse François Hollande de vouloir "détruire le leadership" de la France en Europe, le candidat socialiste a fait préciser ses intentions via son équipe de campagne.

"Les Européens doivent prendre leurs responsabilités"

Il "demandera une véritable évaluation, un bilan coût/bénéfice" de la réintégration par la France du commandement intégré de l'Otan, "non pas pour la remettre en question, mais pour prendre les décisions qui lui permettront d'être conforme aux intérêts de la France", écrivent deux proches du députés de Corrèze, Pierre Moscovici et Jean-Yves Le Drian dans un communiqué.

Après avoir annoncé vouloir donner du sens à la rigueur, M. Hollande veut "donner du sens à la présence française dans le commandement intégré de l'Otan", dixit Pierre Moscovici, son directeur de campagne.

"Nous rééquilibrerons notre action en faveur de l'Europe de la défense. Les Européens doivent prendre leurs responsabilités pour maintenir leur autonomie stratégique dans un contexte de crise financière qui pèse sur nos marges de manœuvre budgétaire", poursuivent Pierre Moscovici et Jean-Yves Le Drian, chargé de la défense de l'équipe du candidat socialiste.

Et d'ajouter, ne ratant pas l'occasion d'envoyer une nouvelle pique à Nicolas Sarkozy : "la réintégration française s'est faite sans condition, sans avancée de l'Europe de la défense, sans gain d'influence significatif sur les grandes orientations de l'Alliance".

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