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François Hollande investi officiellement candidat socialiste à la présidentielle

François Hollande a été investi samedi officiellement candidat socialiste pour l'élection présidentielle de 2012 à Paris. Devant 4 000 militants survoltés, les ex-concurrents à la primaire se sont montrés unis et déterminés.
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François Hollande, décontracté et souriant lors de son investiture officielle (AFP/JOEL SAGET)

François Hollande a été investi samedi officiellement candidat socialiste pour l'élection présidentielle de 2012 à Paris. Devant 4 000 militants survoltés, les ex-concurrents à la primaire se sont montrés unis et déterminés.

L'intégralité de discours prononcé par François Hollande pour son investiture est visible sur le site du Parti socialiste.

17H47 : fin du discours d'investiture de François Hollande devant la foule qui l'acclame.

François Hollande a brocardé Nicolas Sarkozy qui se dit "le seul à être capable d'être président au prétexte qu'il l'est déjà". "Nicolas Sarkozy a échoué pendant cinq ans, mais voyez-vous, il serait le seul à réussir", a ironisé François Hollande. "A quand, comme dans certaines multinationales indignes, les stocks options pour le Président qui met son entreprise en faillite et des retraites chapeau pour ses ministres ? Bref la droite compte sur la crise pour se sauver. Moi je propose que les Français comptent sur la gauche pour les sauver de la crise", a affirmé le candidat socialiste.

"Je n'entends rien cacher de la réalité qui est là et des difficultés qui s'annoncent, a enchérit François Hollande. Je ne multiplierai pas les propositions à mesure de mes rencontres avec les catégories qui chacune se considère comme prioritaire".

Se voulant réaliste, et sans "ne rien ignorer des urgences", il a annoncé qu'il "n'empilerait pas les réponses convenues à coup de milliards dont nous cherchons encore le premier euros". "Je ne serai pas un candidat prestidigitateur" a asséné François Hollande.

Voir le reportage de Sophie Brunn diffusé le 22 octobre 2011 sur France2

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François Hollande a proclamé samedi "qu'à toute époque, il fallait entendre les indignés", lors de son discours devant la convention. "Nicolas Sarkozy voulait en finir avec mai 68. Quelle faute que de vouloir occulter les aspirations de la jeunesse ! Déjà en ce temps là, elle croyait qu'un autre monde était possible. A toute époque, il convient d'entendre les indignés" a t-il déclaré, rendant hommage à Stéphane Hessel, présent dans la salle.

Jean-Michel Baylet a salué en François Hollande "une candidature forte d'une légitimité sans pareille depuis François Mitterrand". "Nul n'a été désavoué et le peuple de gauche a entendu les messages" de tous les candidats à la primaire. Il a rappelé sa volonté d'instaurer "le droit au mariage homosexuel, à l'homoparentalité, celui "de mourir dans la dignité", de même que "la légalisation du cannabis".

Manuel Valls: "Tout commence. (...) La France désespère et pourtant aujourd'hui, elle nous regarde et son regard, c'est celui que l'on porte dans les grands moments de vérité, c'est un regard que nous avons tous ressenti lors de cette campagne des primaires, c'est une regard qui au fond nous traverse, mêlé d'exigence et d'intransigeance".

Arnaud Montebourg: Nous sommes "pleinement, entièrement engagés derrière toi. Cette marche commune vers la victoire sera aussi celle de la marche de la gauche (...) A toi de réussir de forcer le destin et de réécrire l'Histoire de France. La gauche a tant à dire et tant à écrire (...) C'est toi - et avec nous - qui tient la plume, nous t'y encourageons, et nous sommes heureux de t'entourer". Pour la droite, "se débarrasser de Nicolas Sarkozy, c'est un rêve secret pour elle, c'est un rêve interdit".

"François Hollande est officiellement désigné candidat socialiste et du PRG à l'élection présidentielle de 2012", a annoncé Jean-Pierre Mignard, porte-parole de la Haute autorité des primaires sous les applaudissements, rappelant que François Hollande avait obtenu au second tour de la primaire 1.604.268 voix.

Ségolène Royal a affirmé être "engagée sans réserve" pour la victoire de son ex-compagnon François Hollande. Tu es aujourd'hui notre candidat, si nous sommes là tous ensemble rassemblés, c'est pour que demain tu sois notre président (...) Nous sommes tous engagés sans réserve, et moi qui ai eu l'honneur de porter notre drapeau pour l'élection présidentielle, je suis engagée sans réserve dans ce combat majeur", a déclaré la candidate à l'Elysée en 2007. C'est "à toi François de porter un rêve français à la hauteur du temps présent", a-t-elle dit appelant "à tendre la main à cette France métissée qui fait partie de la République française", "aux banlieues qui ne sont pas un problème mais une partie essentielle de la solution."

Les quatre éliminés du premier tour ont remonté l'allée ensemble, Arnaud Montebourg et Ségolène Royal, suivis de Manuel Valls et Jean-Michel Baylet, saluant les militants au passage.

François Hollande et Martine Aubry ont remonté ensuite sous la musique tonitruante instrumentale d'Alex Beaupain, serrant des mains et donnant l'accolade aux militants.

Sobriété
En tenue très sobre, tous les six ont posé, avec Jean-Pierre Bel, nouveau président socialiste du Sénat pour la photo de famille, alors qu'on entendait des cris "On a gagné! Tous ensemble, tous ensemble socialistes".

Martine Aubry, première secrétaire du parti, s'est adressée à François Hollande : "Je veux à nouveau saluer ta victoire, François, très chaleureusement (...) Tu as à tes côtés une très grande force, le Parti socialiste. Nous sommes tous déterminés à te faire gagner."

Participants de marque à la cérémonie d'investiture, trois anciens Premiers ministres socialistes : Pierre Mauroy et Lionel Jospin, l'un à côté de l'autre, et Laurent Fabius. Egalement présente au 1er rang, la compagne de François Hollande, Valérie Trierweiler.

Plus de 4.000 personnes ont afflué à cette grand messe qui clôt les primaires et lance la bataille présidentielle du PS contre Nicolas Sarkozy.

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