François Hollande envoie des signes à l'ensemble de la gauche

François Hollande, qui tient mardi soir l'un de ses derniers grands meetings à Lille, a donné des signes à l'ensemble des électeurs de gauche mardi.

François Hollande à Albi (17 avril 2012)
François Hollande à Albi (17 avril 2012) (PATRICK KOVARIK / AFP)

François Hollande, qui tient mardi soir l'un de ses derniers grands meetings à Lille, a donné des signes à l'ensemble des électeurs de gauche mardi.

Le candidat socialiste tient mardi soir 17 avril l'un de ses derniers grands meetings à Lille, fief de la première secrétaire Martine Aubry. François Hollande n'a pas écarté l'idée d'une forte taxation des produits de luxe et a évoqué un éventuel "coup de pouce" au Smic.

Le premier ministre belge présent à Lille

Fait notable: pour la première fois, un dirigeant européen, le Premier ministre belge, le socialiste francophone Elio Di Rupo, assistera au meeting dans ce bastion du Nord tenu par Martine Aubry, la première secrétaire du PS.

M. Di Rupo, "ami" du candidat socialiste à l'Elysée, n'y prendra cependant pas la parole. En revanche, Thierry Giet, successeur d'Elio Di Rupo à la tête du PS belge, devait s'adresser brièvement aux sympathisants et militants réunis au Grand Palais.

"C'est toujours à Lille que le candidat socialiste vient tenir son dernier grand meeting avant le premier tour, ici sur une terre du socialisme et du combat ouvrier mais aussi une terre au coeur de l'Europe", a déclaré Martine Aubry à l'AFP.

Fabius et Jospin attendus au meeting

Les ex-Premiers ministres Laurent Fabius et Lionel Jospin seront présents, dans une salle dont la jauge est de "25.000 à 30.000" personnes, a précisé Mme Aubry. Deux groupes de rock - Delby et Blankass - ont été conviés pour mettre l'ambiance.

Invité mardi de RTL, François Hollande a semblé vouloir donner des gages à tous les électeurs de gauche, rappelant avec force sa volonté de maîtriser la finance. Interrogé par un auditeur sur l'opportunité de "rétablir la TVA à 33% sur les produits de luxe", M. Hollande a répondu qu'il allait "regarder", précisant : "je ne peux pas du tout m'engager, mais cette proposition a quand même du sens".

Un coup de pouce au SMIC ?

Le député de Corrèze a ensuite affirmé que s'il était élu en mai, il y aurait une négociation avec les syndicats sur un éventuel "coup de pouce" au Smic. Il s'agira de "regarder ce qu'il sera possible de faire, puisque le Smic n'a pas reçu de coup de pouce depuis au moins 3 ans".

Signe envoyé à la gauche de la gauche, alors que Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de Gauche, promet de faire passer le Smic à 1.700 euros ? Ce dernier, dans une interview à LCP diffusée mardi mais enregistrée lundi, estime que "beaucoup ressentent la position" jusqu'à présent exprimée par M. Hollande comme "assez timorée".