Cet article date de plus de huit ans.

François Bayrou va envoyer une lettre aux deux candidats du second tour

Mercredi 25 avril, François Bayrou va envoyer une lettre à Nicolas Sarkozy et François Hollande. Il attend d'eux une réponse au moins lors du débat du 2 mai avant de faire connaître un éventuel choix pour le second tour.
Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min.
François Bayrou dans son QG dimanche soir (BERTRAND LANGLOIS / AFP)

Mercredi 25 avril, François Bayrou va envoyer une lettre à Nicolas Sarkozy et François Hollande. Il attend d'eux une réponse au moins lors du débat du 2 mai avant de faire connaître un éventuel choix pour le second tour.

Demain, mercredi, François Bayrou va envoyer une lettre aux deux candidats qualifiés pour le second tour.

"La crise n'est pas finie"

Elle reprend les principaux points de son programme développés pendant la campagne

Elle insiste surtout le fait que la crise n'est pas "derrière nous", obligeant ainsi les deux candidats à se positionner. Il espère ainsi reprendre la main et revenir au coeur du débat du second tour, occupé jusqu' içi par l'interrogation sur le report de voix des électeurs FN.

En fonction de réponses éventuelles, peut-être au cours de l'émission "Des paroles et des actes" de jeudi soir, et plus surement lors du débat de second tour du 2 mai. Il pourra ensuite faire connaître son choix pour le second tour.

Mais sans attendre cette décision, les discussions ont commencé avec les autres partis centristes, pour présenter des candidats sous un label commun lors des prochaines législatives.

"Un signe vers la droite"

Lundi, Jean-Christophe Lagarde, député Nouveau centre opposant interne à Hervé Morin mais soutien du candidat de l'UMP, dès janvier, a rencontré le président du MoDem.

"Des candidats labellisés tout le monde est d'accord. François Bayrou a fait part de sa volonté d'aller dans ce sens, c'est bien. Il y a une convergence", explique un autre élu Nouveau centre.

Des accords ont déjà été signés entre le Nouveau centre et le Parti radical. Le MoDem est invité à les rejoindre. Mais avec quelles conditions ?

Ces deux partis soutiennent Nicolas Sarkozy. Peuvent-ils s'allier avec M. Bayrou si celui-çi n'appelle pas à voter pour le président de la République. "Plus il y aura de clarté, plus ce sera facile", explique-t-on au Nouveau Centre. "Il faut qu'il y ait un signe vers la droite", assure-t-on chez Jean-Louis Borloo.

On ne lui demande pas forcément de soutenir en bonne et due forme Nicolas Sarkozy. Les centristes savent que M. Bayrou est sous la pression de ses soutiens qui ont annoncé leur vote pour François Hollande ou de ceux comme Jean Arthuis qui vont voter pour le président de la République.

Mais un appel à voter pour le candidat socialiste rendrait difficilement possible un label commun pour les législatives. Car alors, il y aurait des représailles de l'UMP, Jean-François Copé ne voyant déjà pas d'un oeil bienveillant la création à l'Assemblée d'un futur groupe centriste.

Et le score de M. Bayrou de 9% ne lui permet pas forcément d'imposer ses conditions.

"M. Bayrou est une personnalité éminente tout comme Jean-Louis Borloo. Le problème du leadership, il se réglera dans le temps. A condition de ne pas tout régler en même temps, on va y arriver", commente un sénateur qui propose de s'inspirer du groupe centriste au palais du Luxembourg.

Bref, M. Bayrou subit toute la pression sur ses épaules. Celle à l'intérieur de son parti et celle de futurs alliés éventuels.

Il peut espérer que l'envoi de sa lettre aux deux candidats lui donne un peu de répit.

Lors d'une réunion en fin d'après-midi, il a demandé à ses troupes d'éviter les prises de position individuelles sur leur propres intentions de votes pour le second tour avant qu'il ne se soit prononcé.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.